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Trompeuses apparences mai 11, 2008

Posted by David in Tsé la vie là....
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Tout compte fait, Mme Proprio est vachement plus efficace que son bovin de mari. Au lieu d’attendre l’intervention du Saint-Esprit pour que le bouchon dans les canalisations se désagrège de lui-même, elle a dépassé toutes mes prédictions en faisant directement affaire avec un plombier.

Quoi que, à en juger par ses cris d’horreur lorsque le plombier lui donnait ses prix au téléphone, ça dû lui coûter un bout de son pendentif en simili-cristal pour faire arranger la cuvette.

Sur ce, je pense que c’est à mon tour de faire preuve de, comment on dit ça déjà ? Gratitude ?

Bon d’accord. M… mmmm… mmmmmeeeeeeerrr…rrr…rrrr…. …ssssssssSIIIIIIIIII !

 Ouch ! Quelle torture !!!

Mme Propriette mai 11, 2008

Posted by David in Hallucinations.
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J’avais déjà mentionné à quel point mon propriétaire actuel est space. Outre le fait qu’il n’a jamais achevé ses rénovations entamées il y a 6 mois, il semble vivre sur une autre planète, épargné par toutes les contrariétés de l’existence humaine, où des suçons poussent dans l’herbe et des nymphes font du tricot sur les balcons. Je suis à peine surpris de ne pas le croiser sur ma rue habillé d’une toge et d’une couronne de lauriers. Comme il a un français  européen assez lent et assez étourdi, on a d’abord pensé qu’il était Suisse. Finalement, il s’avère que c’est un Français qui est juste ben vedge.

Et bien, aujourd’hui j’ai rencontré sa douce moitié. Et si le proprio a besoin de coke pour se réveiller, la propriette elle a besoin de prozac pour se calmer les nerfs.

Un vrai cirque…

Ma toilette est bouchée et l’eau refoule jusque dans ma baignoire. Le proprio est en Ontario ce weekend. Qui qui reste ?

Mme la proprio. Évidemment.

Toc toc toc à ma porte. Ma porte s’ouvre sur un petite dame dans la quarantaine, les cheveux courts à la garçonne, avec un énorme faux cristal pendouillant sur sa poitrine. Dans le cristal se trouve l’image d’un insecte mauve. Je ne sais pas si cette chose est sensée avoir des vertus énergétiques, mais chose sûre, ça repousse.

“Un problème ? QUOI ? Les toilettes sont bouchées ? QUOI ? HEIN ! Ça refoule dans l’bain ? Oh mon dieu, mais c’est graaaaaaave ça ! Qu’est-ce qu’on peut bien faire ???”

Et c’est en poussant des petits gémissements angoissés de “on, on non, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire” en inspectant timidement la cuvette que j’ai compris à quel point madame vivait sur la même planète que son mari.

On aurait dit que c’était la première fois qu’elle mettait les pieds dans une toilette, nan, une maison. Lorsqu’elle a compris que c’était peine perdue, elle s’est résignée à me demander mon téléphone pour appeler à l’aide je ne sais dans quelle dimension parallèle.

C’était la première fois de sa vie qu’elle se servait d’un cellulaire. No kidding. Nerveuse avec cet outil du 21e siècle, il a fallu que je lui montre comment composer le numéro, appuyer sur “Talk” et terminer la conversation avec “End”.

Moi je n’attends plus qu’elle aille chercher du secours auprès de son mari en montant à bord d’une automobile à vapeur.

Je ne suis pas capable de les haïr ces deux là, ils sont trop, comment dire, “catégorie à part”…

Déboires de bol mai 10, 2008

Posted by David in Hallucinations, Tsé la vie là....
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J’ai une relation particulière avec les cuvettes chez moi. Je n’aime pas trop ça jouer là dedans quand ça se dérègle, comme le commun des mortels (excluant les plombiers). Aujourd’hui, la bol m’a rendu la monnaie de ma pièce en régurgitant des litres d’eau d’origine suspecte sur mon plancher, et même dans ma baignoire !

Là, ça commence à être la goûte qui fait déborder le bol de toilette.

Avec cet appart sorti tout droit du 19e siècle, j’ai successivement eu droit aux rénovations inachevées pour toute la durée du bail, à des écoulements de liquide brunâtre provenant du plafond, et qui sont venus rincer toute ma vaisselle propre dans mes armoires, à des écoulements d’évier digne des glissades d’eau de Pointe-Calumet, à deux tentatives de meurtre en deux années à moins de 20 pas de chez moi, à un balcon en bois pourris qui a menacé d’avaler mes amis assis sur la terrasse et à je ne sais plus quoi d’autre, j’ai arrêter de compter à un moment donné.

N’était-ce pas un vieux loup de mer qui un jour a dit : si la salle de bain prend l’eau, le moment est venu pour toi de quitter le logement au plus crisse ?

Dans 54 jours… en attendant, moi je moppe.

La rue qui tue mai 10, 2008

Posted by David in Uncategorized.
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Après une tentative de shopping infructueuse, pour cause de pénurie de tailles forte dans les boutiques de la ville, je rentre en direction de mon somptueux château, en plein coeur du Centre-Sud, sur la rue Saint-André.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je constate que le segment de rue que j’habite a été bloqué par des banderoles oranges et deux voitures de polices. Il y a même un caméraman qui filme au loin ce qui ressemble à un rassemblement de policiers.

Le policier gardant l’entrée de la rue m’annonce sans grand enthousiasme qu’un homme a été poignardé sur la rue. On n’en sait pas plus pour l’instant. Et c’est non sans une certaine incrédulité que je vous annonce en primeur, avant même LCN, cette bien triste nouvelle.

Pour vous informations supplémentaires, sachez qu’il s’agit du deuxième meutre/tentative de meurtre à survenir à moins de 20 mètres de mon petit chez-moi en deux ans. L’année passée, deux individus se sont fait tirer dessus dans une voiture tout près de Maisonneuve. Comme quoi que je commence à devenir habitué à ce genre d’événement.

Je pense que si c’était pas de la rue Sainte-Catherine au Centre-ville, on détiendrait le record de la voie piétonnière la plus meurtrière de la ville de Montréal. Et dire que si on fermait l’hôtel Eureka et l’autre motel miteux sur Sainte-Catherine…

Écornifler, ou presque mai 9, 2008

Posted by David in Uncategorized.
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Situation plutôt amusante dans un café.

Trois Arabes viennent s’asseoir à la table à côté de moi. Leur conversation est d’apparence très enjouée, et les types lancent des regards amusés partout. Moi, je les regarde un peu, évidemment je comprends rien à ce qu’ils disent dans leur langue.

Au bout de quelques minutes, ils me lancent des drôles de regards et se mettent à parler tout bas, comme pour pas que j’entende leur conversation.

Moi qui a les traits tellement arabes, avec mon teint blanchâtre qui rougit au soleil comme un homard et mes freckles naissants (noooooon, je vais tellement ressembler à Fifi Brin d’acier à 30 ans !!!).

N’empêche, je me demande bien ce qu’ils se disaient entre eux. Ç’avait l’air drôle…

Dans les limbes mai 7, 2008

Posted by David in Insignifianteries, Tsé la vie là....
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Quart de travail débutant à 8h + rhume + dodo la veille à 2h du matin - dose matinale de caféine = David dans état comateux

Uuuuuugh…

Petits conseils pour futurs (co)locataires mai 6, 2008

Posted by David in Uncategorized.
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En lisant les billets où je ronchonne sur mes problèmes en appartement, on pourrait croire que je suis victime de mon mauvais jugement de façon presque pathologique. C’est comme ça qu’on apprend dans lavie, un peu à la dure.

Je remarque que souvent, des jeunes qui doivent quitter le nid familial pour voler de leurs propres ailes sont confrontés au manque d’expérience de leur entourage, surtout pour le premier chanceux qui se pousse de chez papa-maman. Au fil des années, c’est à force de déménager que j’ai appris les trucs et astuces de la vie en tant que locataire et colocataire.

Au fond, je me dis que si mon expérience peut en aider certains à faire de meilleurs choix, mes années de résidences dans des circonstances parfois obscures m’auront au moins servi à quelque chose.

Premièrement, être sûr de ce que l’on veut

Ayez une idée précise du type de location ou de colocation que vous souhaitez avoir. C’est la meilleure façon d’éviter de “prendre ce qui va passer”. Si vous avez envie de quelque chose qui bouge, prévoyez vivre avec des gens allumés et ouverts d’esprit. Si au contraire, vous préférez la tranquilité au quotidien, pensez à chercher une colocation avec des étudiants, par exemple. Bien sûr, rien ne garanti que ces gens sont véritablement ce dont ils ont l’air à première vue, mais ici, la première impression est l’élément le plus important, après tout.

Il faut avoir en tête une idée du type de quartier que vous aimeriez habiter, de la distance entre les transports en commun qui vous convient et même le type d’immeuble que vous aimeriez habiter. Comme je l’ai mentionné, trop de gens se contentent de se qui passe, et la plupart du temps, ça fait des locataires qui passent leur vie à déménager d’année en année. Et ça coûte cher, trimbaler ses meubles d’un logement à l’autre ! Si vous faites des concessions quant à vos préférences, assurez vous d’être prêt à assumer les répercussions sur votre train de vie quotidien. Ça peut vraiment devenir décourageant de vivre loin d’une épicerie, ou de résider sur le bord d’une autoroute.

La durée de la colocation peut être un facteur déterminant. Parfois, on peut se dire que de vivre avec une personne avec une personnalité opposée n’est pas si grave, si ce n’est que pour quelques semaines. C’est souvent le cas avec des étudiants étrangers. Mais à long terme, vivre avec une personne qui est complètement à l’opposé de soi peut devenir aliénant pour les deux parties.

Si vous vous cherchez un logement, commencez à chercher tôt, pour avoir la chance de visiter le plus de logement possible. Vous augmentez ainsi les chances de tomber sur le “bon” après avoir visité de nombreux endroits, parfois très suspects.

La première impression : le facteur déterminant

On dit souvent qu’il faut se méfier des premières impressions. Mais en colocation, j’ai le regret de vous annoncer que oui, oh que oui, il faut vous fier à la première impression et à votre instinct. Il faut remettre en doute le jugement d’un colocataire ou d’un propriétaire qui vous fait visiter les lieux sans avoir pris la peine au préalable d’avoir fait le ménage, ou même d’avoir enfilé ses pantalons au moment de la visite (oui, ça m’est déjà arrivé ça).

S’il y a des rénovations à faire, pourquoi rien n’a été fait au moment de la visite ? Ces signes peuvent laisser croire que le propriétaire ou les colocataires se négligent ou ont peut de soucis pour la maintient des lieux. Ces détails pourraient éventuellement transformer votre quotidien en cauchemar à force de vivre dans un dépotoir. Rappelez-vous toujours que vous n’avez pas à excuser les résidents pour aucune raison, car après tout, vous allez payer pour vivre avec eux. Excuser les inconvénients par “ce n’était peut-être pas le bon moment pour eux” est la pire façon de se mettre les pieds dans les plats.

Établissez vos critères de sélection


Le logement doit être à votre goût. Il vous est agréable, propre et est bien entretenu. Les potentiels colocataires semblent bien entretenir les lieux.

Le locataire/propriétaire est sympathique et accueillant. Si dès votre première visite, votre hôte ne daigne même pas vous esquisser un sourire, il serait bon de se demander s’il est vraiment prêt à partager son milieu de vie avec quelqu’un, ou s’il ne cherche un poisson pour payer son hypothèque.

Les termes de la colocation doivent de préférence être clairement définis dès le début des pourparlers. Attention aux zones grises, du genre “répartition des tâches ménagères” ou “division du frigo”, car vous risquez fort probablement de vous ramasser à être le seul à sortir les vidanges et à faire la vaisselle pour le reste de l’année. Ça peut sembler stricts ainsi, mais ce sont des petits détails qui peuvent devenir problématiques.

La touche magique : la chimie

En colocation, n’oubliez pas que vous avez le choix de vos colocataires. Si à première vue, l’attitude des colocataires vous fait penser que vous êtes très différents, pensez-y à deux fois avant de vous embarquer dans cette galère.

Parfois, on est chanceux et on peut vivre avec des amis que l’on connait déjà. Mais souvent, il arrive qu’on doivent choisir un étranger, il est donc crucial qu’il y a de la chimie entre vous. N’oubliez jamais que la coloc, c’est à long terme, et de vous enfermer dans votre chambre à tous les matins pour manger vos céréales n’est vraiment pas un mode de vie que je recommande à personne !

Au risque de sembler excessif, je crois personnellement que la même règle s’applique pour les propriétaires, quoi qu’à un degré différent. Vous avez trouvé le logement de vos rêves, mais le propriétaire est bête comme ses pieds et vous oblige à payer votre loyer douze mois à l’avance par chèques postdatés ? Pensez- y bien, ça n’en prend pas gros pour faire déconner un vieux crack pot.

Un proprio sympathique et à l’écoute dès les premières rencontres sera probablement plus porté à réagir rapidement, lorsqu’un problème technique surviendra à votre logement. Tandis que l’autre genre va probablement inventer toutes sortes d’histoires au lieu de se donner la peine de régler un problème qui lui coûtera de l’argent. C’est l’expérience qui parle ici, les enfants.

Attention aux ultimatums

“C’est maintenant qu’il faut que tu me donnes ta réponse, sinon j’en ai un autre qui attend après toi.”

C’est tout à fait normal pour des personnes qui se cherchent un colocataire ou un locataire de faire visiter les lieux à plusieurs personnes. Toutefois, si votre hôte vous presse de rendre votre décision dans l’immédiat, c’est presque assurément un signe que cet individu est plus intéressé par le prix de son loyer qu’à votre belle petite personne. Et c’est relativement peu flatteur d’être perçu plus comme une part de loyer que par un être humain.

C’est compréhensible qu’une personne soit pressée de se trouver un remplaçant avant le 1er du mois, mais les ultimatums sont vraiment une façon indélicate de manipuler les gens, comme dans tout aspect de la vie. C’est à vous de fixer les limites selon vos attentes envers la colocation.

Pas de stress, surtout

Assurez vous d’être en mesure de prendre une décision éclairée. Le manque de temps, la pression des pairs et les restrictions budgétaires peuvent sont souvent le meilleur raccourci vers les pires citrons qui soient. Si vous craignez de ne pas trouver de logement convenable à temps, cherchez des solutions temporaires, quitte à retourner vivre chez vos parents pour quelques semaines. Ces solutions vous indisposeront assurément moins qu’un lieu de résidence choisi par dépit.

Juste correct ? Jamais assez dans ce cas !

Dites vous bien une chose, lorsque vous magasinez des colocataires ou un logement. Comparez la situation à une demande en mariage : Oseriez-vous vous marier avec une personne qui vous plaît plus ou moins, qui fait juste l’affaire pour l’instant ? Céderiez-vous à une demande en mariage sous forme d’ultimatum (il faut que tu te décides maintenant, sinon je vais épouser le suivant).

Parfois, le temps presse et il faut se décider vite. Mais parfois, il vaut mieux passer son tour que d’être pris avec un très gros citron !

Le nid d’amour

Comme le disent si bien les Anglos, “Maison sucrée maison” ! Pour les ceux et les ceuses qui se cherchent un p’tit nid d’amour, je vous souhaite la plus grande des chances ! Fiez vous à votre bon jugement, et surtout, ne faites pas de concessions !

Eat me so tenderly mai 6, 2008

Posted by David in Hallucinations, Tsé la vie là....
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Ok les amis, c’est officiel, je mange mes émotions comme une baleine qui gobe des bancs de krill.

C’est grave là. Je suis en train de me rendre compte que des émotions, j’en vis à genre chaque seconde de ma vie, donc je suis porté sur la chose 24 heures par jour.

Ce que je viens de dire semble être une évidence, et pourtant, on dirait que je suis le dernier qui vient de l’apprendre (j’étais probablement trop occupé à manger pour y penser).

C’est complètement fou. Je ne m’en apercevait pas avant (voir raison mentionnée çi-haut). Mais maintenant, je me rends compte que dès qu’il y a des perturbations dans mon rythme quotidien, il me prend soudainement l’envie de dévorer un sac de biscuit avant même d’avoir le temps de crier “émotif”. Et dire que je suis entouré de 3 dépanneurs sur ma rue. Je me sens comme un junkie qui a besoin d’avoir sa dose au plus vite.

Je suis allé consulter une nutritionniste l’année passée, pour régler un petit problème en particulier, sans toutefois avoir la perte de poids comme objectif ultime. Le truc qu’elle m’a donné est très con, super simple, et pourtant ça marche à tous les coups : quand tu manges, tu ne fais rien d’autre que manger ou parler en mangeant (de préférence, avec quelqu’un). Et c’est vrai, trop vrai que la majeur partie du temps, quand je bouffe, c’est soit en regardant la télé, soit devant mon ordinateur, soit en lisant un truc, etc.

Ça peut-être l’air évident de même, mais je vous jure que c’est plus tof que ça en a l’air, surtout quand t’as 24 ans de très mauvaises habitudes alimentaires à désapprendre.

Au début, j’ai constaté que j’ai très peu d’aptitudes culinaires, ce qui fait que je me retrouve la plupart du temps avec des plats copieux et en général assez rustiques (riz et poitrine de poulet, quelqu’un?). La tentation de feuilleter une revue pour faire passer le mauvais moment est difficile à résister. Résultat : je vais être obligé d’apprendre à bien cuisiner pour survivre. Moi qui a de la misère à me beurrer une toast…

Parmi les sages conseils qu’elle a su me prodiguer, ma nutritionniste m’a surtout strictement interdit de m’imposer tout type de régime ou de privation volontaire. “Parce que manger, c’est pas comme la cigarette ou la drogue. T’as besoin de manger pour vivre, pis on est toujours ben pas pour s’empêcher de vivre pour rentrer dans des nouveaux jeans!”. Elle avait un franc parlé assez rafraîchissant, cette femme. Elle semblait surtout se mettre dans tous ses états à la mention des ravages que l’industrie alimentaire fait chez les gens.

Et au risque de me mettre à dos les Weight Watchers de ce monde, c’est trop vrai ce qu’elle dit. Y’a vraiment pas de solution miracle. Plus jeune je voyais ma mère gonfler et dessoufler régime après régime, en constatant bien que ça ne fonctionnait pas. Ce serait prétentieux de ma part d’affirmer que je suis en paix avec mon poids, mais je peux au moins dire que j’assumais mes gestes, du moins jusqu’à ce que ça me rende malade. Et c’est justement pourquoi je vais probablement aller m’acheter “la cuisine pour les nuls” dans bientôt pour apprendre à faire bouillir de l’eau sur le poêle.

La fissure mai 4, 2008

Posted by David in Hallucinations.
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Il y a une semaine j’ai fait le saut, ce qui a résulté en une faille terrestre s’étendant sur la rue Saint-André entre Maisonneuve et Ontario. Deux prostituées, trois pimps et un chat errant ont péri en basculant dans le vide.

Mais ce n’est pas là où je veux en venir. Ou enfin presque. En fait, c’est parce que j’ai mis les pieds sur mon pèse-personne depuis un méchant bout.

Je suis rendu fucking gros. Mais vraiment hypopotamesque, au point où ça me démange tellement ça me démange. Au point où il y a un adjectif lugubre qui m’accompagne partout où je vais. Dans la cuisine, au lit, dans le métro, chez le voisin, même aux toilettes.

Je me suis promené allègrement avec ma bagnole, faisant le plein avec plus que nécessaire la plupart du temps, parce que c’est amusant, parce que it just feels damn good , parce que mon carburant ne me faisait pas chier. J’ai conduit longtemps, longtemps les yeux fermés, la tête ailleurs. Mais maintenant, mon moteur toussotte et les commandes sont bousillées. Le bruit m’a tiré hors de ma torpeur.

J’ai ouvert les yeux et je me suis réveillé brusquement d’un long rêve inconfortable, une sorte de cauchemar. Je me suis senti tomber vers l’avant. Un pied dans le vide, dans la grande fissure terrestre que je me suis moi-même creusée au fils des années, celle qui a englouti ma rue, ma santé et mes belles années.

Et j’appuie sur l’accélérateur en marche arrière. Mes pneus crissent et mes yeux aveuglés par la poussière et la peur.

Retour au thème Regulus mai 4, 2008

Posted by David in Uncategorized.
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… parce qu’au fond, je l’aime bien.