Avec Perrier, rotez votre lendemain de veille avril 29, 2007
Posted by David in Tsé la vie là....2 comments
Ça ferait une bonne pub hein?
Le bal des finissants de traduction à l’université de Montréal (et de ceux qui graduent bientôt, mais qui fêtent quand même avec leurs zamis du bac) a eu lieu hier soir. J’ai pour mon dire que pour 3 ans de torture mentale à essayer de retenir des principes existentiels tels, que la théorie du Skopos ou la traduction à l’époque de Cicéron, je mérite bien un petit 5 heures de bar open pour toute oublier ça.
Et c’est également dans ces soirées là que je me prouve à quel point je suis un trou sans fond, lorsqu’il y a de la boisson impliquée.
J’ai vaguement le souvenir de m’être garroché par terre pour prendre une pose lors d’une photo de groupe, d’avoir frenché un Belge métrosexuel, d’avoir passé la soirée à imiter l’accent parisien lorsque je demandais un drink au serveur, qui était français et d’avoir renversé tous mes drinks sur la piste de danse, où la plupart des dames présentes dansaient pieds nus. J’ai essayé de danser des danses cochonnes mais ça finissait que c’est moi qui prenait le rôle de la fille dans la paire. J’ai piqué des bières à la fin de la soirée quand le bar a été fermé. J’ai conté ma vie à du monde que je n’ai jamais rencontré dans ma vie, et un inconnu m’a demandé s’il pensait que sa blonde était pour le marier, même si elle était fâchée après lui. “Ben quin”, de répondre, philosophe.
Le concept de la salle était la “voûte”, c’est à dire une espèce de tunnel, genre grand cave à vin. Inutile de dire que c’était la première fois que je mettais les pieds dans une grotte, mais je dois dire qu’on s’y habitue une fois qu’on y est installé…
Voyez l’affiche annoncant notre bal, présentée par la ravissante Anne-Marie :
Apparamment que les accents et les accords au pluriel, c’est rendu out…
Bon ben, le party est finit, c’est pas que je veux être plate là, mais il me reste quand même 8 cours à finir pis une couple de grêves étudiantes à endurer, facque j’m'en vas aller faire un p’tit dédo moi là…
The guédailles have disappeared avril 27, 2007
Posted by David in Centre-Sud and the City.add a comment
Il y a quelque chose de bizarre qui se passe dans l’arrondissement Sainte-Marie-Saint-Jacques…
Les prostituées ont disparus!
Depuis un mois je ne les vois plus. Auparavant, il était très fréquent de les croiser au coin Maisonneuve et Saint-André, en train de héler une voiture en titubant, trop frostées pour se soucier du feu vert qui laissait aller la circulation. Maintenant, plus rien.
Bien que je trouve leur présence incommodante, je souhaite sincèrement qu’il ne leur soit rien arrivé de grave. Car c’est hélas trop probable. Ces filles ne sont que des objets pour les dirigants du milieu de la prostitution.Les filles qui sont rendues trop vieilles, trop malades ou qui ne sont plus rentables sont carrément laissées à elle-même, ce qui n’est pas souhaitable pour une personne qui a perdu le contrôle de sa vie aux mains de proxénètes.
Enfin, c’est peut-être moi qui ne les vois plus… Ah… l’habitude.
Que de douces paroles avril 25, 2007
Posted by David in Uncategorized.add a comment
J’ai regardé dans Le Petit Robert. C’est confirmé.
Sous l’entrée “Remarque assassine”, il y a la photo de mon père…
Mise en contexte : L’heureux protagoniste de cette histoire est plus pauvre que le pape, en cette dispendieuse fin de mois, et n’a plus un rond pour payer son loyer. Il se résoud à implorer l’intervention divine du paternel pour le sauver de la furie du tout puissant propriétaire.
Moi : Bla bla bla… pus une cenne… bla bla bla… au s’cour… bla bla bla… vais mourir de faim… bla bli bla bla… … …
Pater: Bon ok, c’est beau, j’vas aller te déposer ce que t’as besoin à la banque bientôt là. Bon ben, facque c’est ça, j’ai plus trop d’autres nouvelles là. Facque à la prochaine, mon assisté social!
… … … aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh!!!
Ci-boi-re!!!!
À la fin de cet appel, j’ai ressenti la pressante envie de garrocher mon cellulaire sur le mur de ma chambre. Et puis non. Je me suis dis que dans la vie, à quelque part, tout vient à point à qui sait attendre (un dicton de même là…), et puis qu’un jour, viendrait le temps pour moi de choisir entre le Château Belleretraite ou les Résidences Bellehumeur. Tant qu’à moi, il va finir au Shack du Vieux Cr**** …
Et que je suis donc ingraaaaaaaaaaat!!!
Revenge of the pocket teacher avril 20, 2007
Posted by David in Défoulement des goûts.add a comment
Mon programme est ingénieusement conçu pour intégrer un cours de linguistique dans nos cours obligatoires. Demandez-moi pas à quoi ça va me servir dans la vie, je l’sais pas. Personnellement je m’en fiche pas mal de savoir quel français on parlait dans le domaine d’oc et d’oïl en France au Moyen Âge, ni quelles sont les racines linguistiques du créole haïtien…
Notre examen final pour ce cours fut assez, comment dire, hardass. Le fait est que il y avait trop de matière dans ce cours pour l’apprendre par coeur, et nous devions répondre à des questions extrêmement pointues. La mémoire a tout de même ses limites, bordel! Mais je trouve que ce n’est absolument pas pertinent de demander à ses étudiants de passer trois heures à chercher des réponses dans les notes de cours. Ça ne démontre pas qu’on a appris quelque chose, ni qu’on connait la matière… Tout ce que ça peut tester, c’est notre efficacité à trouver des réponses dans des délais serrés. Bravo la pertinence!
C’était un cours magistral on ne peut plus moribond. La prof n’utilisait pas de micro (apparamment, elle est traumatisée depuis le jour où dans un autre cours, elle a oublié de le retirer en allant au toilettes… J’aurais payé pour être là), et les notes de cours s’entassaient les unes sur les autres.
Pour passer le temps, certains naviguaient sur Internet, d’autres placotaient, et moi, je lisais. J’ai du lire au moins trois roman de poche pendant ce cours là… Bon je sais très bien que ça ne fait pas de moi un élève modèle, mais bon, quand un prof dans un cours magistral se fout éperdument d’avoir l’attention dans sa classe, et ne donne son cours que pour faire sa job, ben la réaction des étudiants est de se foutre éperdument dudit prof et de sa matière. It’s rough, but it’s life, baby.
En sortant de cet examen là, tout le monde avait la gueule à terre, du genre “noooon, je vais devoir refaire ce cours là!!!”. En espérant qu’on aura pas à faire face à une épidémie de suicide si la majorité échoue à ce cours!…
Un grand moment de télévision avril 20, 2007
Posted by David in Youtube and I watch.add a comment
Ah, les Bleus Poudres… Je m’ennuie du bon vieux temps où on pouvait rire de l’actualité internationale sans nécessairement avoir besoin de prendre position. Qu’y a t-il de plus marrant que de voir Yasser Arafat conter une joke poche, ou de voir le bonhomme Carnaval se faire varger dessus à coup de poêle?
J’ai trouvé sur Youtube un vieux sketch où les comédiens doublent la voix des personnages de l’émission La famille Plouffe. Ma-la-de!
Même si ce fut le premier téléroman québécois de notre histoire, pour moi ça restera toujours un sketch ben mongol!
R.I.P, parapluie cheap avril 12, 2007
Posted by David in Dans ma tête....add a comment
Quelque part, dans un endroit sobre et merveilleux qui se trouve à être le Paradis des objets perdus (un endroit dans les nuages, avec des chérubins ailés pis toute le kit là), une paire de gants noirs discute avec un tuque en laine GAP bleue:
Gants: - Combien de temps ça fait que t’es là toi? Moi, je suis rentré ici depuis au moins un bon 6 mois, depuis que l’hiver dernier à commencé.
Tuque : - Moi je suis ici depuis bien plus longtemps, depuis au moins un an, maximum. Au plus loin de mes souvenirs, je me suis ramassé sur un banc d’autobus un de ces hivers. Il est parti sans moi, pis là, je me suis comme ramassé dans un tunnel sombre, j’voyais plus rien, pis là, j’ai vu une lumière au bout du tunnel. Et voici où j’en suis…
Gant : Pareil pour moi! Moi c’était l’automne passé. Faut dire que je trainais dans son garde-robe depuis un bout déjà. C’était déjà la deuxième fois qui déménageait tout son stock pendant l’été, je me suis ramassé à peu près partout, mais là, au dernier déménagement, j’y suis resté. Yé jamais revenu me chercher.
Les portes du paradis ouvrent. Entre un parapluie noir tout neuf. Visiblement, il est bouleversé.
Gant : En voilà un autre! Si ça continue, il y aura plus de place pour les mettre!
Parapluie : Non, non. Ce n’est pas possible, je suis si jeune, si beau!
Tuque : Navré de te déçevoir, jeunot, mais tu vas devoir t’y faire. Il ne va quand même pas se taper la ligne orange du métro au complet pour venir te retrouver…
Parapluie : Mais j’ai confiance en lui, je sais qu’il même, il m’a tant désiré… J’ai été fait en Chine, vous saurez!
Gants : Bof, tsé, t’as quand même juste coûté 9,99 $ chez Globo… Avec un peu de chance, il va avoir compris sa leçon cette fois là et il va prendre du papier journal pour se recouvrir la tête.
Parapluie : … sniff sniff…
Tuque : Bah, viens donc t’asseoir sur un nuage avec nous autres, on va aller retrouver le foulard bleu qui s’est ramassé ici il y 1 ans pis le petit parapluie bleu qui s’est ramassé ici avec moi. Ensemble, c’est pas si pire que ça.
Parapluie : … sniff… ok.
Guide de la cruise pour nos amis de l’Hexagone avril 12, 2007
Posted by David in Défoulement des goûts.4 comments
J’ai eu la chance de sortir brièvement (très!) avec un cousin - Français, bien sûr!
Ce qui se voulait une simple date pour apprendre à mieux nous connaître s’est rapidement transformée en huit-clos angoissant avec un politologue-wannabe pro-Sarkozy. L’autre jour, à l’université, je l’ai aperçu dans le coin des fumeurs. Ayant oublié ma mésaventure, j’allais le saluer, mais dès qu’il m’a aperçu, son regard s’est détourné pour s’allumer une clope.
Oups, lui il a pas encore oublié alors.
En y repensant bien, voici les conclusions que j’ai tirées de notre date:
Petit guide des rituels de rute à l’intention de l’homo-françois en quête de gibier canadien:
- on ne parle pas en mal du pays natal de l’animal convoité, surtout si on aspire à se rendre au deuxième but avec en soirée. Vous trouvez le Vieux-Port moche lorsque vous le comparez à votre Marseilles natale? On s’en FOUT, z’êtes pas chez vous là, profitez donc du dépaysagement!
- on n’assome pas son hôte avec la politique française, sujet présumément inconnu dudit hôte, afin de ne pas le sédatiser.
- Un préalable agréable à maîtriser avant de projeter récurrer les amydales de votre éventuel partenaire est de savoir embrasser, surtout lorsque techniquement, le frenchkiss, ça vient de chez vous. C’est toujours un peu déçevant d’avoir affaire à une langue epileptique, alors que votre réputation de plusse meilleurs baiseurs vous suit derrière…
- Tant qu’à moi, nos artistes québécois adeptes de l’électro et autres courants musicaux relativement peu connus vaudront éternellement mieux que la carrière entière de Lorie… Je serai ta meilleure amiiiiiiie!
- En passant, ça serait sympatique de ne pas faire de remarque et de ne pas rire de mon accent à chaque deux mots que je prononce. Au début c’est charmant, mais deux heures plus tard, j’ai franchement envie de vous vous enfoncer vos écouteurs et de mettre du Plume Latraverse à fond. On va voir si vous rirez encore après ça!
Dans l’éventualité où vous n’auriez pas appliqué strictement à la lettre toutes ces recommandations, il a fort à parier que le partenaire coinvoité, vexé par la maladresse de votre cour, vous crissera là en moins de temps qu’il faut pour dire “putain, mais on a même pas niqué!”.
Selon moi # 205 avril 9, 2007
Posted by David in Philosophons.add a comment
Ayant acheté un café au Starbucks du Village, je lis ceci sur la tasse:
Beaucoup de gens cherchent aveuglément le “sens de la vie”. Ils ne semblent pas comprendre que ce n’est pas le simple fait d’exister, d’acquérir des choses ou de s’amuser qui donne son sens à la vie. La vie tire son sens des liens que nous nouons avec les autres par honneur ou par obligation.
Dr. Laura Schlessinger (Animatrice à la radio américaine)
Pas sûr que les clients du Starbucks du Village, les uns penchés sur leur laptop, les autres évitant le regard de leurs voisins, on compris le “sens de la vie” tel qu’il est décrit sur leur gobelet. Ils réalisent peut-être qu’ils ne s’amusent pas tant que ça après avoir acheté leur café…
Ironiquement, la personnalité américaine à l’origine de cette citation, que l’on retrouve sur des cafés bus en majorité par les gais du Village, a déjà ouvertement dénoncé l’homosexualité à son émission quotidienne.
Facque, selon moi (David) #1:
Life’s a bitch, and so is Laura Schlessinger…
This has GOT to be Wonderland avril 8, 2007
Posted by David in Centre-Sud and the City.add a comment
Pas besoin d’une tornade pour me catapulter dans un univers étrange peuplé de magiciens, de sorcières et de munchkins. Enfin, remplacez les magiciens par des proxénètes, les sorcières par des travailleuses du sexe et les munchkins par des Timbits, et vous voilà dans le quartier Centre-Sud!
C’est sûr qu’au début, la populace du quartier surprend un peu. Mais les courtisanes de la place ont rapidement appris que les femmes ne faisaient pas battre mon coeur, et les itinérants n’essaient même plus de me quetter un 10 cennes pour s’acheter un p’tit café.
Il est loin le temps où je batifollais dans les champs pour fuir les travaux de la ferme! L’air frais de la campagne a été remplacé par un je ne sais quoi qui émane des vêtements d’un quêteux pas propre…
Parfois je me demande comment ces gens ont pu en venir là… Comment un être humain peut-il descendre si bas? Est-ce vraiment un choix de vivre ainsi, ou est-ce plutôt le résultat de multiples problèmes et d’un désespoir très profond? Je me pose souvent ces questions car je me dis que ç’aurait pu m’arriver à moi aussi.
Mais je pense que la perspective d’avoir à porter des sacs en plastique en guise de souliers aurait suffit à me botter le cul pour réintégrer les rangs de la société. On est une bourgeoise de l’amour ou on l’est pas, après tout!
