La relève du quartier octobre 30, 2007
Posted by David in Centre-Sud and the City.2 comments
Lundi soir, la veille de la remise d’un travail pratique, c’est le temps d’aller se chercher du Saint-Hubert. C’est pratique de vivre à 5 minutes de marche de ce resto (c’est pas bon pour le tour de taille par contre).
En rappatriant ma prise chez moi, je suis arrêté sur la rue Maisonneuve par 2 p’tits gars, ayant à peu près l’âge d’être en secondaire 1. Avec mes écouteurs sur la tête, j’ai l’impression qu’ils me quêtent du change parce que un des garçon tent sa main en direction de moi. Je suis plutôt radin avec les quêteux, mais ces deux-là m’intriguent parce qu’ils sont très jeunes. La première chose que j’entends :
Kid 1 :-On veut des Tim Bits!!!
Kid 2: -Ouin, on veut des Tim Bits!
Hein? De kessé des Tim Bits? Ça sent le gag des Têtes à Claques, avec les kids et leurs Pop Tarts…
Moi : -Ben là, c’est pas des Tim Bits, c’est du Saint-Hubert.
Kid 1 : Aaah, ben c’est mieux ça, c’est encore meilleur!
Et le gamin continue à tendre sa main suspicieusement vers ma boîte de Saint-Hub’…
Woh. La ligne entre blague insipide et mendicité est trop mince pour mon petit cerveau habitué à des explications claires. De toutes façon, je ne partage pas mon Saint-Hubert avec des inconnus sur la rue… Les garçons continuent à me parler lorsque je continue mon chemin, et ils ont même fait mine de me suivre. Finalement ils se sont probablement mis à quêter des trous de beigne à d’autres passants.
Ça va être beau quand ça va être rendu sur le marché du travail…
Plaisirs gratuits octobre 27, 2007
Posted by David in Centre-Sud and the City.add a comment
Vivre dans le quartier Centre-Sud, c’est s’exposer quotidienement aux caractère bipolaire du secteur.
Il se mèle à la populace locace des citoyens singuliers, ceux qui vous quêtent votre petit change et qui fouillent dans vos vidanges. On oublie souvent que sous leurs couches de vêtements sales se cachent d’authentiques mammifères aux besoins aussi ordinaires que primaires.
Un personnage qui exemplifie bien cette réalité est Joe, nom fictif donné à ce charmant robineux d’origine africaine qui déambule (lire titube) sur la rue Maisonneuve, coin Saint-André. Comme tout être humain, Joe a besoin de boire, de manger, de se loger. C’est pour ça que la plupart du temps, il cale sa quille de Bleue et déguste une pizza à 0.99 cents couché sur un banc dans le parc d’à côté. Et puis il fait d’autres choses aussi.
C’est ainsi que ce matin même où en sortant par la ruelle arrière, j’ai croisé Joe, bien installé entre une voiture et une clôture, les jambes bien écartées, en train de se prodiguer une généreuse branlette, le tout en poussant quelques petits rires et gémissements. Il avait le sourire édenté radieux.
Et ben. On dira ce qu’on voudra, ça reste tout de même une agréable façon de commencer la journée…
Story of my life octobre 25, 2007
Posted by David in Tsé la vie là..., Uncategorized.add a comment
Sacrée webzine The Onion! Toujours en train de caricaturer quelque pan de vie quotidienne. Dans cet article il capture merveilleusement bien l’essence de mon emploi.
J’ai envie d’écrire « lol ». Voilà, c’est fait.
Dur dur d’être un mésadapté social octobre 21, 2007
Posted by David in Tsé la vie là....add a comment
J’aurais donné cher pour avoir l’appartement à moi tout seul cette fin de semaine. Hélas, mon colocataire semble déterminé à faire venir tous les cégépiennes de Montréal dans sa chambre pour regarder des vidéos de lui saoul à ses parties. Alcool et cris aigus garantis. Le calme m’attend ailleur.
Me voici donc dans le chic Café Expression de la rue Mont-Royal, en train de partager une prise multiple avec deux voisins de table. C’est le café le plus charmant que j’ai trouvé dans mon quartier. Les fauteuils sont en suède/imitation de suède, les cafés viennent de partout dans le monde, et la clientèle est relax. Petite soirée tranquille en perspective.
N’empêche que, de me trouver ici un samedi soir, c’est un petit pas de plus en direction de la socialisation. Il y a quelques années, mon seul objectif dans la vie était de me promener avec un sac brun sur la tête lorsque je sortais, pour éviter d’avoir à parler à des gens que je ne connaissais pas, et à de me flamber les neurones en jouant à de très longs et répétitifs jeux de rôles sur mon PS2. Je suis presque rendu un citoyen normal.
Pour moi, mettre le pied dans un bar gai est aussi naturel que de porter une brassière (non non, les esprits croches, je ne porte pas de soutien dans mon intimité à la maison !). J’ai toujours l’impression que je ne cadre pas dans ce genre d’endroit, que je suis celui qui n’intéresse personne. J’imagine qu’à la base, c’est parce que j’ai un air inconfortable qui ne me donne pas l’air très approchable. La plupart du temps, je me donnais même pas la peine et je retournais à la maison jouer à mes jeux en oubliant toutes ces histoires là. Une vieille habitude que j’ai pris depuis le secondaire et qui marchait assez bien à l’époque.
Sauf que, assez récemment, j’ai pris des mesures drastiques. J’ai constaté au fil du temps que je semblais avoir très peu de contrôle sur ma petite personne lorsque je me branchais à mes consoles. Au point où ça prenait une place démesurée dans mon quotidien, ça foutait en l’air le peu d’équilibre et de routine que j’avais, et je me retrouvais à pallier mes petits bobos du quotidien en faisant sauter Super Mario (tsk tsk, les esprits croches là, c’est assez !).
J’en entends déjà dire «Oui mais David, c’est pas les jeux qui rendent le monde de-même, c’est le monde qui, au préalable, sont déjà fucké dans tête.» Alors, suis-je tout bêtement crinqué?
Je me trouve bien normal parfois, tellement qu’après une période tranquille, je me dis que je peux essayer tel nouveau jeu à l’air fort intéressant car, je suis normal après tout. Je me dis que je vais jouer une petite heure, le temps de me familiariser avec les contrôles. Finalement c’est plus amusant que je pensais, je reste encore une heure de plus, tiens. Et puis j’embarque dans l’histoire, dans le jeu, jusqu’à ce que je me rende compte que ça fait déjà un bon 5 heures que je suis dans cette histoire. Mes yeux piquent et j’ai mal à la tête, je pense que je vais arrêter là. Je pense en effet que je vais en rester là.
Sauf que lorsque je ne suis pas en train de jouer, je suis en train de penser à ce qui s’en vient dans le jeu. À ce que le scénario me réserve, à quel point ça serait tellement plus amusant d’être en train de jouer que je faire dieu sait quelle autre activité réelle en ce moment. C’est tellement plus facile, il y a tellement moins d’obstacle, moins d’inconnus. Avant de perdre plus de temps, je retourne me brancher pour quelques heures encore, juste quelques heures.
Et ça continue comme ça jusqu’à ce que le jeu finisse, ou plus dernièrement, jusqu’à ce que je je me demande si c’est normal d’agir comme ça, et surtout si c’est sain de continuer ainsi, dans un quotidien où la frontière entre la réalité et le virtuel devient de plus en plus mince…
Ma nouvelle amante et ennemie jurée revenait cette fois-ci sous les traits du dernier né de la lignée des Final Fantasy. J’étais toujours entrain de me faire brasser d’un bord et de l’autre dans ce tango où c’était bien évidemment l’autre qui menait la danse. Imaginez essayer de valser au bras d’une castafiore au pas vigoureux et à la poigne ferme. Soudainement, dans un moment de lucidité stoïque, je me suis rendu à l’évidence : je ne parviendrais pas à maîtriser mes impulsions déchaînées, pas aujourd’hui en tout cas.
Et c’est avec un soulagement, mêlé d’un franç relent d’horreur et d’incrédulité, que j’ai envoyé paître mon fidèle PS2 au fond de la poubelle, à côté d’un reste de boîte Saint-Hubert et des mouchoirs d’origine suspecte de mon colocataire.
200$ qu’elle m’avait coûté à l’époque, la bébelle.
Je sais qu’à l’ère de la récupération et des boutiques d’objets de seconde main, le geste est mal vu et, de mon propre aveu, un brin psychotique. Encore maintenant, je m’ennuie un peu de pouvoir regarder des films grâce au lecteur DVD de la console. Par contre, je ne regrette pas un moment ce que j’ai fait, ce qui ne veut évidemment pas dire qu’on devrait tous se mettre à mitrailler le nouveau Xbox du petit frère, si ce n’est pas déjà chose faite.
Et je sais très bien que du jour au lendemain je pourrais me retrouver avec une nouvelle console de jeu, qui eux sont toujours plus alléchants et poussés à un niveau supérieur. Tant mieux pour qui sait en profiter sans se défoncer, mais ce n’est pas mon cas. J’espère bien finir par me prouver que la vraie vie vaut mieux la peine d’être vécue qu’un petit scénario élaboré par des Japonais férus de Dungeon & Dragons. Je fais de gros efforts : j’ai finis par mettre le pied dans les cafés sans mettre mon sac brun !
A little fairy magic in HP… octobre 20, 2007
Posted by David in Uncategorized.add a comment
O my GAWD!
Il y avait donc un gai luron dans l’entourage de Harry, Ron et Hermione? Et pas n’importe qui à part de ça!
Je veux faire un câlin à J.K Rowling, elle m’a assez fait de beaux cadeaux dans la vie, et maintenant ça! Imaginez, la seule femme qui me donnerait le goût d’être hétéro (avec voeux de chastetée valables pour l’ensemble de la durée de notre relation).
Perle télébancaire octobre 19, 2007
Posted by David in Potins de bureau.add a comment
Une cliente appelle cet après-midi :
-Bonjour. Si je veux envoyer un fax à la succursale là, il faut tu que j’y aille?
Mmm… Dilemme. Mes choix :
-la vérité.
ou
-l’expression sur le visage des caissières si la cliente se présente en personne pour leur envoyer son fax?
Sacré conscience, va.
For men only octobre 19, 2007
Posted by David in Insignifianteries, Tsé la vie là....add a comment
Bon, là mesdames, on va parler de choses de gars. Le temps d’un ce billet, allez vous chercher une revue pis une petite liqueur, pis attendez que ça passe.
Les poils. Quels choses fascinantes.
Le nez. Quel membre utile.
Les poils de nez. Quelle poisse.
(Je vous l’avais dit que c’était des choses de môssieurs, hein!)
Je commence péniblement à découvrir que le grooming nasal est un art difficile à pratiquer dans la ville de Montréal. Ça fait maintenant 4 pharmacies que je fouille et je n’arrive pas à trouver le fameux bidule qui permet de me tondre la flore respiratoire. Grrrrr…
Les poils dans le nez, c’est comme le poil sur les jambes de filles. Ça beau être naturel, c’est laite quand même. Mais pourquoi ça existe, pourquoi? Et surtout, POURQUOI MOOOOAAAAAAAA!
Pour les novices, il est vraiment, mais vraiment déconseillé de s’épiler dans cette région là, si vous tenez à votre sensibilité nasale et surtout à votre santé mentale. J’ai tenté l’expérience avec des petites pinces et rien qu’à l’idée de recommencer, je m’écroule au sol en convulsions…
Si seulement ça servait à quelque chose, genre me donner un odorat hyper sophistiqué, comme un X-Men. Ben non. C’est juste là, ça fait un pied de nez au reste du monde.
Une leçon de vie 2 octobre 8, 2007
Posted by David in Tsé la vie là....add a comment
Je viens d’apprendre que un autre de nos voisin s’est fait cambrioler aussi. C’est notre voisin de gauche, alors que le proprio reste à notre droite. Quand j’y pense, il n’y avait personne à l’appartement, mais il n’y avait que la lumière ouverte dans la chambre de mon colocataire, qu’il oublie constamment de fermer, lui que je trouve si négligeant et négligé. En fin de compte, c’est peut-être ce signe de présence qui a épargné notre logement, puisque les vols ont été commis dans les logements à nos côté…
Ouin…
C’est fucké le hazard des fois…
Une petite leçon de vie octobre 8, 2007
Posted by David in Tsé la vie là....add a comment
Mon propriétaire a la fâcheuse tendance à être insouciant, voire nigaud, voire idiot. Je ne sais pas si c’est à cause de son accent suisse lent, ou parce qu’il souffre de problèmes de mémoire à court terme. Disons que j’ai cessé d’en être surpris le jour où il m’a annoncé qu’il allait défoncer le mur de la facade de ma chambre, et ce 1 semaine avant le début des travaux…
Ses inepties m’ont à plusieurs reprises, fait grincer les dents. Sauf que là… Chapeau le destin! :
Monsieur le Proprio a fait refaire la façade d’en avant. Après avoir passé un mois à se les geler et à avoir à vivre presque dans la rue. Un mur siège désormais dans ma chambre, mais un détail avait été omis par le propriétaire : installer des poignées, et surtout, mais surtout, des verrous après les portes…
Pendant que je me faisais à souper, un policier est venu me visiter pour m’informer qu’il y avait eu un cambriolage chez un voisin.
Et oui, vous l’aurez deviné… Il n’a pas eu le réflexe pourtant logique, dans un quartier où les prostituées défilent quotidennement dans le traffic, d’installer les verrous aux portes dès qu’elles eurent été changée, transformant son logement en open-house ouverts à tous les malfaiteurs du Centre-Sud. Bra-vo.
La première chose qui m’est venu à l’esprit, c’est bien sûr «ouf, ca passé proche que ce soit nous autres», mais, pour ma défense, j’ai eu une petite pensée pour lui. Ça ressemblait pas mal à un «Tsk, ooooon…», à double sens.
Mais quand même… je me barre à la fin de mon bail, avant que ce ne soit mon tour de me faire cambrioler… y’a quand même des esties de limites!
The original Mme Walmart octobre 7, 2007
Posted by David in Youtube and I watch.1 comment so far
Seigneur. On l’avait presque oubliée celle-là.
Un grand classique de la pub people québécoise. Merci Youtube.