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Rent-a-retard décembre 20, 2007

Posted by David in Défoulement des goûts.
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S’il y a bien une chose qui devrait exister, ç’est un registre des mauvais propriétaires de logements. Si c’est rendu qu’il y en a pour les pédophiles et pour les récidivistes de l’alcool au volant, alors il devrait y en avoir pour les locateurs infernals aussi. Parce qu’avoir un mauvais proprio, ça peut coûter très cher.

La raison de cette montée de lait est évidemment reliée à mes histoires de location désastreuses. Je viens d’aller porter une lettre à mon propriétaire pour l’aviser que j’avais l’intention de contester le coût du loyer s’il ne terminait pas les rénovation d’ici certains délais. Évidemment, monsieur sort sa batterie d’excuses typiques, «ah j’ai pas encore eu le temps, je suis pas en vacances, je vous avais jamais donné de délais spécifique de toutes façons, etc.»

Il se comporte comme si j’étais de la famille, et comme si c’était normal pour moi de comprendre tous ses problèmes personnels et financiers. Et comme si c’était normal aussi que ça fasse plus d’un mois et demi qu’on ait des murs de gyproc dans l’appart…

En 6 ans, je n’aurais jamais cru avoir autant de problèmes avec mes logements. Dans de nombreux cas, si seulement j’avais su avec qui j’aurais affaire, je n’aurais jamais signé de bail. Ça ne fait non pas 1, ni 2, mais bien 3 mauvais propriétaires que je me tape successivement. J’ai définitivement tendance à faire de très mauvais choix, aspect de ma personnalité que je vais probablement étaler largement sur le divan d’un psy bientôt, si ça se reproduit encore…

Le premier propriétaire était un psychopathe qui m’accusait d’avoir fait apparaître la moisissure dans notre petite salle de bain mal aérée, et qui m’a carrément accusé d’être un porc parce que la vaisselle n’était pas faite lorsqu’il m’a payé une visite surprise. Je serais vraiment curieux de savoir à quel prix il loue le logement désormais, car à l’époque, c’était vraiment très abordable pour le quartier. Coïncidence?

La seconde était une business woman tellement occupée qu’elle ne s’est pas donnée la peine de compléter les rénovations promises dans le logement qu’elle m’avait loué. Elle n’avait également pas pris soin de faire vérifier la canalisation de l’immeuble, puisqu’une semaine après avoir emménagé (c’est-à-dire 3 semaines après le début du bail) le plafond de mon voisin d’en dessous s’est effondré, car un joint avait lâché et l’eau s’est infiltrée dans les cloisons des murs. Cet été là, c’était la forêt tropicale dans ma hutte tellement c’était humide. Et ultimement, elle s’est arrangée pour m’embarrer hors de mon logement, puisqu’elle avait oublié de me donner la clé d’une des trois serrures, que je ne verrouillais jamais, un soir qu’elle était passée pour un truc.

Le plus récent gorlot proprio a fait reconstruire la façade avant de l’appartement et à fait reconstruire le mur intérieur également. Le hic, c’est qu’il nous a avisé avec une semaine de préavis que le mur de nos chambres allait être démonté et reconstruit. Je vous raconte pas le plaisir que ça été de vivre dans un chantier de construction pendant un mois et demi. Et maintenant monsieur ne semble pas très pressé de terminer ce qu’il a commencé.

Je commence à comprendre maintenant que la meilleure défense contre ces êtres nuisibles est la prévention. If the landlord seems like a freak, don’t even go there. S’il faut faire des compromis importants juste pour avoir un pied dans le logement, ça n’en vaut même pas la peine, et en plus, ça risque de dégénérer salement avec le temps.

Mais en visitant un logement, jusqu’à quel point on peut observer si un propriétaire est digne de confiance, ou s’il sort tout droit d’un asile? Mes compétence en psychanalyse ont des limites, et je me suis suffisamment planté en faisant le saut de l’ange dès que venait le moment d’emménager dans un nouvel appart.

Et ce qui me fait rudement chier aussi, c’est que lorsqu’on veut appliquer pour un logement, le propriétaire est en droit d’exiger des références et d’effectuer une enquête de crédit. Par contre, de l’autre côté, le mieux qu’on puisse faire pour se renseigner du type, c’est d’entrer en contact avec ses locataires actuels ou de les connaître déjà. Je trouve ça complètement inégal comme pratique. Je comprends que ça doit être cauchemardesque d’avoir de mauvais locataires et qu’il est justifiable de vouloir filter les indésirables, mais le principe devrait absolument s’appliquer aussi pour les locataires aussi. On paye, après tout.

Va t-il falloir que je me débusque une équipe d’experts en gestion de risques pour aller visiter de nouveaux logements l’année prochaine?

Commentaires»

1. Mme Propriette « Quand on peut halluciner à plusieurs… - mai 11, 2008

[...] 2008 Posted by David in Hallucinations. trackback J’avais déjà mentionné à quel point mon propriétaire actuel est space. Outre le fait qu’il n’a jamais achevé ses rénovations entamées, il semble vivre sur [...]