J’ferai passer le mot à mes parents… mars 31, 2008
Posted by David in Insignifianteries.add a comment
L’autre soir, en direct d’un site de chat quelconque, un message apparaît à l’écran :
“Wow! Félicitations pour ton profil! Tu es vraiment beau!”
…
Mais de rien.
Chantage télévisuel mars 24, 2008
Posted by David in Hallucinations.add a comment
Les itinérants sur les rues de Montréal ont parfois recours a des tactiques un peu discutables pour s’attirer les dons des passants.
La technique de base est l’approche par la pitié, “un peu de change s’il-vous-plaît”,”un peu de change pour un café monsieur?”, quémandé avec un air piteux. La plupart du temps, les itinérants de mon quartier, près de Berri-Uqam, restent sagement postés à leur coin de rue et arranguent les passants ainsi.
Mais certains sont un peu plus aggressifs que les autres. Il y a une quêteuse qui patrouille régulièrement le quartier latin et le métro Berri-Uqam et qui va directement voir les passants, en se postant directement devant eux en leur demandant du change. Et souvent, lorsque je l’ignore ou lui dit non, elle me fait une petite “bine” sur le bras, comme pour me montrer que ce serait de rendre un bien gentil service à un “bon chum”. Nul besoin de vous dire que ça marche pas et que ça me donne surtout envie de lui étamper une grosse bine dans la face aussi. Mais comme la violence n’est pas mon appanage, je me contente de la laisser à sa misère déjà assez apparente.
Il y a également les traditionnels itinérants qui jouent sur la culpabilité. “Ah, come on, c’pas dur de me donner un peu de change !”, ou autre phrase assassine qui laisse entendre subtilement que c’est de votre faute si ledit quêteux n’a pas une cenne en poche et qu’il vit une vie de misère.
J’ai eu droit à un tout nouveau style de chantage hier, tout à fait inusité cette fois-çi. En marchant sur la rue Sainte-Catherine, près du métro Beaudry (non, non, je ne vais pas de la Village, moi), un itinérant me suit et me demande du change. Lorsque je lui répond non, voilà qu’il me sort un “heille, c’est vraiment cheap ça, même pas un 25 cennes, même pas un 10 cennes. En tout cas ça paraît que l’gros y connait pas ça la vie dure, si TVA voyait ça, je te dis que là tu te sentirais pas gros dans tes culottes.”
Quand il a fait référence à TVA, pendant une mili-seconde j’ai cru qu’il s’agissait d’un espèce de reportage à la J.E, où une émission d’affaires publique tentait de démontrer à quel point les montréalais étaient des gens avares et sans coeurs. Je me suis retourné vers le type pour voir si effectivement, il y avait un caméraman qui le suivait, et effectivement, il n’y avait pas un chat alentour. Le vilain petit coquin.
Cours toujours avec tes menaces, mon homme, je doute que J.E va se pointer avec ses caméras pour dévoiler au monde entier à quel point je suis cheap sur le quêtage de rue…
Internet killed the romance… mars 22, 2008
Posted by David in Tsé la vie là....1 comment so far
Je pense que je souffre de troubles obsessifs-compulsifs quand je rencontre des gens sur des sites de rencontres. Je viens (enfin!) de me débusquer un candidat qui a de l’allure, et à date, j’ai méthodiquement scruté son profil Facebook en cherchant avec son nom, analysé son blogue de fond en comble et même fouillé dans ses photos sur son compte Flickr!
J’en ai comme un peu honte… Reste que, ça peut être utile.
En fouillant dans son Facebook, j’ai eu un aperçu de sa situation sociale en vérifiant son nombre d’amis, j’ai vu quels emplois il a déjà occupés - donc s’il est solvable financièrement, s’il a fait des études, et j’ai même pu avoir un aperçu de ses idéaux politiques en regardant les groupes auxquels il adhère.
Grâce à son blogue, j’ai pu vérifier s’il sait faire des phrases avec sujet-verbe-complément ou s’il massacre son français. Ça m’a également permit de juger de l’état de sa santé mentale (il est pas schizophrène ni syndrome de la Tourette jusqu’à présent : je touche du bois!).
Et finalement, sur Flickr, j’ai pu observer mon futur prétendant sous tous ses angles: en bobettes le matin, derrière un décors touristique, et j’ai même vu ses parents avant même de le voir lui en personne!
C’est tu pas magique, Internet? J’ai tout de même l’impression d’avoir lu la fin d’un roman policier avant de suivre l’intrigue… Au moins je sais qu’il a pas un bras qui lui pousse dans le front, voilà qui me rassure.
Pimp my classic music mars 21, 2008
Posted by David in Hallucinations.add a comment
C’est juste trop malade.
Comment moderniser la musique classique. Désolé pour le titre, mais c’est dur parfois d’exprimer en français alors que tout est si clair en anglais. “Proxénète ma musique classique ?”. Pas sûr…
Que c’est donc vrai mars 21, 2008
Posted by David in Philosophons.1 comment so far
La citation du jour :
“Dans la vie, il faut mettre ses culottes, parce qu’en bobettes, y fait frette…”
Une gracieuseté de Maryse, la plus poète des bleuets du Lac Saint-Jean.
Champagne pour tous mars 16, 2008
Posted by David in Tsé la vie là....add a comment
Ça y est! Enfin le nouveau roman de Monique Proulx est sorti !
Devinez c’est qui le fan #1 qui va aller se garrocher en librairie pour se l’acheter ?
Bibliothèque Wal-mart mars 15, 2008
Posted by David in Centre-Sud and the City.add a comment
Quel est le pire endroit au monde pour avoir la paix en étudiant ou en lisant ?
Je vous le donne en plein mille : La bibliothèque nationale.
Je sais que les concepteurs du projet ont cru très intelligent de situer l’emplacement de la bibliothèque en plein centre-ville, tout juste à côté du métro Berri-Uqam et de la Gare centrale. Sauf que, il y a quelques détails, qui pourtant sont la marque de commerce du quartier, qui semblent avoir échapper à ces gestionnaires :
-Les itinérants ;
-Le bruit ;
-Les dealers de drogue ;
-La population défavorisée et souvent atteinte de problèmes mentaux du quartier ;
-Le fait que l’été il y a autant de spectacles musicaux en plein air qu’il y a de livres dans la bibliothèque ;
-Leur Gros Bon Sens.
Ce qu’il y avait de magique avec cette bibliothèque auparavant, c’est qu’elle était située en face du Parc Lafontaine, dans un quartier tranquille, où l’on pouvait lire un bouquin sans crainte de se faire déranger par les ronflements d’un itinérant écroué sur un des fauteuils du 3e étage, ou de se faire casser les tympans avec les festivités du mois d’août au Parc Émile-Gamelin, ou de croiser les regards intimidants d’une gang de jeunes délinquants à l’entrée, qui de toute évidence ne sont pas ici pour faire de la lecture.
Et puis une bibliothèque gigantesque, munie d’un café bistrot, d’une petite salle d’exposition et d’une médiathèque, c’est bien. Mais le concept « bibliothèque de grande surface » ne se marie pas avec la quiétude nécessaire dans un endroit comme tel.
La «wal-martisation» de la bibliothèque nationale en fait un endroit intéressant pour trouver des livres, mais n’en fait décidément pas un lieu où il fait bon s’asseoir pour se délecter de ses dernières trouvailles. Je préfère de loin les petites bibliothèques municipales calmes, même s’ils elles ont moins de variété à offrir.
Ironiquement, ma bibliothèque municipale, c’est la BNQ. Centre-Sud, you rock…
Culture littéraire, la suite mars 11, 2008
Posted by David in Philosophons.add a comment
Maria Chapdelaine, c’est long.
C’est comme Madame Bovary, mais en plus court, en moins bien écrit, et dans un contexte du Québec de la vieille époque, avec d’la neige, des forêts de conifères, de la résignation et un semblant d’histoire d’amour. Pis y’a des Améridiens aussi.
Je suis rendu au deux tiers du livre mais mon instinct de survie me conjure de garrocher le bouquin hors de ma vue et de faire quelque chose. Je suis décidément pas un nostalgique de la présumée belle époque.
Il y a vraiment de ces histoires qui assassinent mes neurones à coup d’ennui. D’ailleur on dit que Mme Bovary ne s’est même pas survécue à elle-même, la pauvre.
Oh well.
Ça beau être naturel, reste que… mars 7, 2008
Posted by David in Hallucinations, Potins de bureau, Uncategorized.add a comment
Midi, c’est l’heure de ma pause-dîner, ouaaaaaais !
Au ‘yable le budget et la viande qui décongèle sur le comptoir, aujourd’hui j’ai décidé que je me gâtais et que j’allais manger au resto. Et santé à part de ça !
C’est dans un certain buffet végétarien que j’attable avec mes vivres. Moi, pour compenser ma diète «tout-ce-qui-est-en-spécial-chez-Métro», je me goinffre de gazon une fois de temps en temps pour rétablir mon équilibre. Après ça je suis bon pour encore une semaine sans ingérer de chlorophylle.
Pendant que je suis rendu à la moitié d’un quelconque met au tofu, je remarque ma voisine d’en face, qui est équippée de tout son attirail pour bébé, poussette, sac, manteau, bébé, etc. En regardant ce qu’elle mangeait, voilà tu pas que j’aperçois Bébé les quatre fers en l’air, les fesses roses bien dans mon champ de vision et le lunch avec vue sur la rue. Semblerait-il que Maman n’ait pas jugé nécessaire d’isoler du reste du monde le popotin de sa progéniture pour le changer.
La voisine à la table arrière elle, était au premières loges et a pu jeter un coup d’oeil au petit déjeûner de Bébé pendant que Maman, le plus naturellement du monde, a torché le petit cadeau des foufounes de la chair de sa chair. À un moment j’ai trouvé que le teint de son visage commençait drôlement à ressembler à la couleur de la salade qu’elle mangeait.
Faut pas se gêner surtout…
Je me demande comment le petit va réagir lorsque, plus vieux, il apprenda d’une façon ou l’autre que sa maman a fièrement montré ses fesses et ses parties à la moitié de la clientèle des restaurants de Montréal quand il avait 1 ans ? En tout cas moi, j’ai soudainement perdu l’envie de finir ma purée de pommes de terre aux carottes dans mon assiette.
J’avais aussi envie de demander à la dame combien les bébés coûtaient au gramme parce que je ne l’avais pas vu dans le menu. Mais je me suis retenu.
Le mal du siècle mars 3, 2008
Posted by David in Humeurs de saison, Insignifianteries.add a comment
… j’ai nommé l’hétérosexualité.
L’autre jour, j’entre dans un café et j’aperçois un superbe spécimen d’homo erectus assis en train de lire son journal. Il a le teint foncé, des sourcils broussailleux, bref, la virilité émane de ses pores et chatouille mes sens. Ou-la-la.
Je m’installe en face de lui, histoire de me trouver stratégiquement dans son champ de vision. Mais horreur, ne voilà tu pas qu’un autre type d’homo sapien, muni de curieuses protubérances à la hauteur de la poitrine, et qui est franchement dénuée de pilosité faciale, rejoint le potentiel homme de ma vie et lui étampe un bisou sur la joue droite.
Plouc ! (Ça c’est le bruit que ça fait lorsque mes espoirs viennent de tomber à l’eau…)
Semblerait-il que la place est déjà prise par un-E charmante demoiselle…
Je comprends pas.
Messemble que si la nature était bien faite, les hommes viendraient tous au monde bisexuel. Parce que quand il y a assez pour un, il y en a assez pour deux aussi.
Non mais c’est vrai, pensez-y une seconde. Un homme hétérosexuel célibataire ne trouve peut-être pas de partenaire parce qu’il n’y a peut-être pas de femelle alpha disponible dans les parages. Mais il y a aussi nous autres les hommes, et on peut très bien faire la job ( ! ) aussi ! Pourquoi se limiter à de la tarte lorsqu’il y a aussi du gâteau ?
Des avantages, il y en a tellement : Aucune période de menstruation, aucun risque de tomber enceinte, partage du rasoir et de la crème à barbe, possibilité d’avoir un urinoir dans la salle de bain, économie sur les vêtements car partage possible, absence de ménopause et j’en passe.
Et puis, ce n’est pas parce que j’ai beaucoup de pilosité, que j’ai une barbe, un pénis entre les deux jambes et la voix grave que ça fait de moi un être dénué de féminité ! Si vous me voyiez brailler en lisant un roman d’amour ou faiblir devant la perspective d’un quelconque travail manuel, vous verriez, messieurs! Entre ça et une vraie femme, aucune différence perceptible à l’oeil nu…
Alors, c’est quoi le problème ?
Et derrière la partenaire de mon (ex) objet de convoitise, une petite fille de 3 ans titubait en criant « Papaaaaa ! » .
En plein ce qu’il fallait pour m’achever…