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Méli-mélangé mai 31, 2008

Posted by David in Tsé la vie là....
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Je me suis levé ce matin avec une drôle d’impression. Cette nuit, j’ai rêvé que j’embarquais dans le métro, qui en fait était une sorte de manège, comme le Monstre à La Ronde. Y’a une fille qui s’est fait ramasser par le premier wagon et des gens de ma job qui s’aggripaient aux rails pour une raison que j’ignore. Je pourrais sûrement y trouver un sens avec une bonne psychanalyse.

Quand je fais des rêves, c’est comme si je mettais en scène les gens de mon quotidien dans des situations vraiment improbables. Dès fois y meurent…Je n’ai vraiment pas besoin d’écouter Virginie, car mon sommeil comble amplement mes besoins de retournements de situation imprévisibles et improbables.

Bref, je me suis levé après ce téléroman digne d’un énième Destination ultime basé sur ma vie. Avant même d’avoir le temps de dire WTF, mon cellulaire me rappelle sur un cri strident que je travaille dans 20 minutes.

Aux dernières nouvelles, je travaille toujours à la banque, les clients sont toujours aussi bipolaires et ma vie est toujours aussi vide. J’aurais envie de dire qu’il y a des jours comme ça, mais c’est pas mal justement comme ça la majeure partie du temps. Pas que je ne sois en dépression, mais plus dans un feeling de ”Kessé que je ferais donc ben de ma vie”. Si quelqu’un commente en me disant  ”ben travaille”, je l’épripe. Ça fait 3 ans et demie que j’étudie à temps plein et que je travaille à temps partiel les fins de semaine. S’il y a bien quelqu’un qui mérite des vacances, c’est bien moi.

Pour tuer le temps, cette semaine je me suis mis à lire la série des Dragonball. Je suis relativement en retard de 20 ans sur le phénomène, mais au moins j’échappe à la commercialisation à fond du produit qui ma foi, est fort agréable à lire. Je lis tellement que j’en ai mal à la tête. Je suis maso comme ça, dès fois.

En ce moment, ma vie est environ à l’image de ce billet : confus, chaotique, improvisé. C’est comme ça et le reste on s’en fou.

Qu’est-ce que je ferais bien, moi là ?

 

Dater, ou ne pas dater… mai 24, 2008

Posted by David in David au pays de l'amour.
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Là est la question.

J’ai une date pour lundi. Mais l’affaire, c’est que ça me tente pas vraiment d’y aller. Le type est vraiment sympatique comme tout, mais physiquement, il ne m’allume pas plus que ça.

Dans un sens, je me trouve poche de ne pas être plus attiré par lui comme ça. Parce que vous saurez que dans le milieu de la drague sur Internet, c’est assez rare d’être traité comme un être humain à part entière et non pas comme un prostitué bas de gamme. En général, la plupart des conversations commencent ainsi :

« Salut ! ASV (âge-sexe-ville). Combien tu mesure (et c’est pas la taille des pieds qui l’intéresse) »

Parfois, si vous êtes un peu chanceux, vous tombez sur quelqu’un qui fait preuve de civisme. Pour combien de temps ? C’est cette partie là qui complique les choses.

 

«Salut, ça va bien, moi c’est Chose Bine. J’ai 24 ans, je travaille chez … bla bla bla…

5 minutes d’échange courtois plus tard :

… facque c’est ça… dis-moi, est-ce que ça t’ennuierai d’enlever ton chandail et de m’en montrer un peu plus ??? Allez, s’il-te-plaît !»

Ça arrive tout le temps. Et sur mon profil, c’est pourtant évident que mon objectif premier n’est pas de me montrer au premier désespéré venu.

Bref, pour en revenir à ma date, à quelque part, je me dis que je devrais bien lui laisser sa chance, après tout, peut-être serai-je complètement sous le charme lorsque je le verrai en personne. Je pense que j’ai peur de lui faire de la peine. Ou plutôt, que j’ai peur d’avoir peur de lui faire de la peine. Je suis trop sensible pour mon propre bien-être. J’attends encore ma greffe de coeur de pierre.

Sur quoi je blogue, déjà ? mai 19, 2008

Posted by David in Tsé la vie là....
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Petite réflexion personnelle sur la nature de ce blog. La question est : C’est sensé être quoi, au juste ?

Et puis, ça sert à quoi ?

Je le vois principalement comme un croisement entre la tribune sociale et le journal intime. Tribune sociale, parce que bien que je ne sois nullement formé pour donner une opinion académique sur le monde qui m’entoure, je me permet quand même, en tant que citoyen, de dire mon avis sur les événements qui m’affectent de près ou de loin. Journal intime, parce que, bah, tant qu’à écrire mon autobiographie, aussi bien le faire en direct sur Internet. Mais attention hein, je me garde bien une petite gêne !

Et puis, je trouve ça drôle de me relire un an en arrière. En passant par mon indignation des messages écrits sur les tasses de café Starbucks par les dildos de mon coloc qui traînent dans la baignoire. C’est normal que je sois névrosé par bouts, avec un tel environnement !

Toutefois, je m’interroge sur l’intérêt qui me pousse à encore bloguer. Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui s’intéressent à mon petit quotidien ou à mon opinion ?

Tout va bien, y parait mai 17, 2008

Posted by David in Tsé la vie là....
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On va bientôt avoir le compte-rendu de ce freakshow qu’était la Commission Bouchard-Taylor.

Pour l’instant, les quelques fuites de l’étude semblent se traduire grossièrement par : Le vrai problème, c’est vous. Changez pour mieux accommoder les nouveaux arrivants.

Je ne suis pas trop sûr d’avoir hâte de connaître les conclusion de ce travail de PR politique. Mais jusqu’a présent, j’ai l’impression que ça ne va que verser un gros chaudron d’huile sur le feu des accomodements raisonnables.

Ça me désole. Vraiment. Parce que j’ai l’impression que notre gouvernement ne fait que se donner une excuse pour mettre les problèmes d’intégration des immigrants sur le dos des francophones, qui aimeraient simplement ne pas se faire enterrer par une masse multiethnique, et qui voudrait avoir son mot à dire sur la façon dont on fait entrer en gros la planète entière dans son pays. 

Personne ne semble vouloir se pencher sur la question de la culture et de la tradition parce que le dieu Argent est en jeu dans notre économie. Et comme au départ, personne ne se parle, personne ne communique vraiment, messieurs Bouchard et Taylor ont été nommés surveillants de la cours de récré et vont bientôt rendre leur compte rendu de la situation. Soit plus gentil avec le nouveau dans ta classe, laisse le faire ce qu’il veut, c’est son affaire. J’ai l’impression que le spectre de la censure rôde dans les alentours. L’individualisme, c’est peut-être bon pour l’économie, mais c’est très mauvais pour une société.

Du PR qui ne parviendra qu’à en rajouter une couche, encore une autre.

Le goût du partage mai 14, 2008

Posted by David in Hallucinations.
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Lorsque je cohabitais encore avec Bruno, j’allais faire mon lavage à la buanderie du coin, sur Maisonneuve et Amherst. Notre laveuse à nous avait rendu l’âme je ne sais pourquoi.

Cette buanderie a de particulier qu’elle est runnée, en bon français, presque uniquement par des lesbiennes. Aucun rapport avec le fait qu’on est situé à la frontière du Village, voyons.

Elles étaient particulières, ces demoiselles.

On leur a donné des surnoms selon leur quart de travail. Il y a la lesbienne de jour et de soir.

La lesbienne de soir est très féminine. Par son habillement, on peut dire qu’elle ressemblait à une soccer mom. Mais dès qu’elle ouvre la bouche, sauve qui peut ! Car tout le monde connait le dicton, shape de déesse, coeur de truckeuse.

La lesbienne de jour est rondelette et légèrement plus butch que sa consoeur de soir. Elle est aussi un peu plus, comment dire, simplette, bien que fort sympathique.

Un jour, je fais mon lavage hebdomadaire. Tranquille dans mon coin, je lis une revue passé date, et en lisant un article sur les déboires d’Éric Lapointe, j’aperçois tout à coup le visage rondelet de LdeJ qui s’approche de moi, en me fixant droit dans les yeux.

“Tu veux tu le bout qui me reste. C’est au peperonni-fromage” me dit-elle en me montrant une pointe de pizza à moitié mangée dans une assiette blanche en carton.

“Euh, merci mais non merci, j’ai pas faim”.

“T’es sûr ? Ça serait dommage de le perdre. T’es sûr que t’en veux pas ? C’est bon, c’est au peperonni-fromage !”

“Non vraiment, sans façons, je n’ai vraiment pas très faim”.

Et sur ce, elle est repartie, sans doute pour offrir son restant de lunch à quelqu’un qui en aurait véritablement besoin. Car à restant de repas donné, on regarde pas l’individu suspect qui l’offre.

Où sont passées mes manières ?…

Tendre nostalgie ? mai 13, 2008

Posted by David in Tsé la vie là....
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Montréal est une petite ville quand on y pense bien. Je passe mon temps à croiser du monde que je n’ai pas revu depuis mon secondaire en Montérégie. Je me rends aussi compte à quel point je n’ai gardé aucun contact avec les gens de mon adolescence, et que je n’ai aucun intérêt à les revoir pour la majorité.

Tout à l’heure, en marchant sur la rue Sainte-Catherine, j’ai brièvement croisé un mec avec qui je suis allé au secondaire. Lui m’a reconnu et m’a fait un petit signe coincé de la tête. Moi j’ai à peine fait signe de le reconnaître et j’ai poursuivi mon chemin, en me sentant vaguement contrarié et en ne sachant pas tout à fait pourquoi au fond je ne me suis pas arrêté pour échanger deux-trois mots.

Et puis c’est revenu. Je me suis aussi souvenu de qui il était. Ce charmant jeune homme allait au même secondaire que moi. En privé, il se faisait cordial avec moi et les autres, mais il suffisait qu’un de ses amis s’éloigne hors du chemin pour qu’il se mette à le descendre comme on tire sur des pigeons d’argile. Et évidemment, j’avais eu droit à ce traitement de faveur : sourires narquois, conversations railleuses dans mon dos, bref - les souvenirs n’ont pas pris de temps à ressurgir.

Dans tes rêves que je vais m’arrêter pour te souhaiter la bienvenue, du con.

Trompeuses apparences mai 11, 2008

Posted by David in Tsé la vie là....
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Tout compte fait, Mme Proprio est vachement plus efficace que son bovin de mari. Au lieu d’attendre l’intervention du Saint-Esprit pour que le bouchon dans les canalisations se désagrège de lui-même, elle a dépassé toutes mes prédictions en faisant directement affaire avec un plombier.

Quoi que, à en juger par ses cris d’horreur lorsque le plombier lui donnait ses prix au téléphone, ça dû lui coûter un bout de son pendentif en simili-cristal pour faire arranger la cuvette.

Sur ce, je pense que c’est à mon tour de faire preuve de, comment on dit ça déjà ? Gratitude ?

Bon d’accord. M… mmmm… mmmmmeeeeeeerrr…rrr…rrrr…. …ssssssssSIIIIIIIIII !

 Ouch ! Quelle torture !!!

Mme Propriette mai 11, 2008

Posted by David in Hallucinations.
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J’avais déjà mentionné à quel point mon propriétaire actuel est space. Outre le fait qu’il n’a jamais achevé ses rénovations entamées il y a 6 mois, il semble vivre sur une autre planète, épargné par toutes les contrariétés de l’existence humaine, où des suçons poussent dans l’herbe et des nymphes font du tricot sur les balcons. Je suis à peine surpris de ne pas le croiser sur ma rue habillé d’une toge et d’une couronne de lauriers. Comme il a un français  européen assez lent et assez étourdi, on a d’abord pensé qu’il était Suisse. Finalement, il s’avère que c’est un Français qui est juste ben vedge.

Et bien, aujourd’hui j’ai rencontré sa douce moitié. Et si le proprio a besoin de coke pour se réveiller, la propriette elle a besoin de prozac pour se calmer les nerfs.

Un vrai cirque…

Ma toilette est bouchée et l’eau refoule jusque dans ma baignoire. Le proprio est en Ontario ce weekend. Qui qui reste ?

Mme la proprio. Évidemment.

Toc toc toc à ma porte. Ma porte s’ouvre sur un petite dame dans la quarantaine, les cheveux courts à la garçonne, avec un énorme faux cristal pendouillant sur sa poitrine. Dans le cristal se trouve l’image d’un insecte mauve. Je ne sais pas si cette chose est sensée avoir des vertus énergétiques, mais chose sûre, ça repousse.

“Un problème ? QUOI ? Les toilettes sont bouchées ? QUOI ? HEIN ! Ça refoule dans l’bain ? Oh mon dieu, mais c’est graaaaaaave ça ! Qu’est-ce qu’on peut bien faire ???”

Et c’est en poussant des petits gémissements angoissés de “on, on non, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire” en inspectant timidement la cuvette que j’ai compris à quel point madame vivait sur la même planète que son mari.

On aurait dit que c’était la première fois qu’elle mettait les pieds dans une toilette, nan, une maison. Lorsqu’elle a compris que c’était peine perdue, elle s’est résignée à me demander mon téléphone pour appeler à l’aide je ne sais dans quelle dimension parallèle.

C’était la première fois de sa vie qu’elle se servait d’un cellulaire. No kidding. Nerveuse avec cet outil du 21e siècle, il a fallu que je lui montre comment composer le numéro, appuyer sur “Talk” et terminer la conversation avec “End”.

Moi je n’attends plus qu’elle aille chercher du secours auprès de son mari en montant à bord d’une automobile à vapeur.

Je ne suis pas capable de les haïr ces deux là, ils sont trop, comment dire, “catégorie à part”…

Déboires de bol mai 10, 2008

Posted by David in Hallucinations, Tsé la vie là....
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J’ai une relation particulière avec les cuvettes chez moi. Je n’aime pas trop ça jouer là dedans quand ça se dérègle, comme le commun des mortels (excluant les plombiers). Aujourd’hui, la bol m’a rendu la monnaie de ma pièce en régurgitant des litres d’eau d’origine suspecte sur mon plancher, et même dans ma baignoire !

Là, ça commence à être la goûte qui fait déborder le bol de toilette.

Avec cet appart sorti tout droit du 19e siècle, j’ai successivement eu droit aux rénovations inachevées pour toute la durée du bail, à des écoulements de liquide brunâtre provenant du plafond, et qui sont venus rincer toute ma vaisselle propre dans mes armoires, à des écoulements d’évier digne des glissades d’eau de Pointe-Calumet, à deux tentatives de meurtre en deux années à moins de 20 pas de chez moi, à un balcon en bois pourris qui a menacé d’avaler mes amis assis sur la terrasse et à je ne sais plus quoi d’autre, j’ai arrêter de compter à un moment donné.

N’était-ce pas un vieux loup de mer qui un jour a dit : si la salle de bain prend l’eau, le moment est venu pour toi de quitter le logement au plus crisse ?

Dans 54 jours… en attendant, moi je moppe.

La rue qui tue mai 10, 2008

Posted by David in Uncategorized.
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Après une tentative de shopping infructueuse, pour cause de pénurie de tailles forte dans les boutiques de la ville, je rentre en direction de mon somptueux château, en plein coeur du Centre-Sud, sur la rue Saint-André.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je constate que le segment de rue que j’habite a été bloqué par des banderoles oranges et deux voitures de polices. Il y a même un caméraman qui filme au loin ce qui ressemble à un rassemblement de policiers.

Le policier gardant l’entrée de la rue m’annonce sans grand enthousiasme qu’un homme a été poignardé sur la rue. On n’en sait pas plus pour l’instant. Et c’est non sans une certaine incrédulité que je vous annonce en primeur, avant même LCN, cette bien triste nouvelle.

Pour vous informations supplémentaires, sachez qu’il s’agit du deuxième meutre/tentative de meurtre à survenir à moins de 20 mètres de mon petit chez-moi en deux ans. L’année passée, deux individus se sont fait tirer dessus dans une voiture tout près de Maisonneuve. Comme quoi que je commence à devenir habitué à ce genre d’événement.

Je pense que si c’était pas de la rue Sainte-Catherine au Centre-ville, on détiendrait le record de la voie piétonnière la plus meurtrière de la ville de Montréal. Et dire que si on fermait l’hôtel Eureka et l’autre motel miteux sur Sainte-Catherine…