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Petits conseils pour futurs (co)locataires mai 6, 2008

Posted by David in Uncategorized.
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En lisant les billets où je ronchonne sur mes problèmes en appartement, on pourrait croire que je suis victime de mon mauvais jugement de façon presque pathologique. C’est comme ça qu’on apprend dans lavie, un peu à la dure.

Je remarque que souvent, des jeunes qui doivent quitter le nid familial pour voler de leurs propres ailes sont confrontés au manque d’expérience de leur entourage, surtout pour le premier chanceux qui se pousse de chez papa-maman. Au fil des années, c’est à force de déménager que j’ai appris les trucs et astuces de la vie en tant que locataire et colocataire.

Au fond, je me dis que si mon expérience peut en aider certains à faire de meilleurs choix, mes années de résidences dans des circonstances parfois obscures m’auront au moins servi à quelque chose.

Premièrement, être sûr de ce que l’on veut

Ayez une idée précise du type de location ou de colocation que vous souhaitez avoir. C’est la meilleure façon d’éviter de “prendre ce qui va passer”. Si vous avez envie de quelque chose qui bouge, prévoyez vivre avec des gens allumés et ouverts d’esprit. Si au contraire, vous préférez la tranquilité au quotidien, pensez à chercher une colocation avec des étudiants, par exemple. Bien sûr, rien ne garanti que ces gens sont véritablement ce dont ils ont l’air à première vue, mais ici, la première impression est l’élément le plus important, après tout.

Il faut avoir en tête une idée du type de quartier que vous aimeriez habiter, de la distance entre les transports en commun qui vous convient et même le type d’immeuble que vous aimeriez habiter. Comme je l’ai mentionné, trop de gens se contentent de se qui passe, et la plupart du temps, ça fait des locataires qui passent leur vie à déménager d’année en année. Et ça coûte cher, trimbaler ses meubles d’un logement à l’autre ! Si vous faites des concessions quant à vos préférences, assurez vous d’être prêt à assumer les répercussions sur votre train de vie quotidien. Ça peut vraiment devenir décourageant de vivre loin d’une épicerie, ou de résider sur le bord d’une autoroute.

La durée de la colocation peut être un facteur déterminant. Parfois, on peut se dire que de vivre avec une personne avec une personnalité opposée n’est pas si grave, si ce n’est que pour quelques semaines. C’est souvent le cas avec des étudiants étrangers. Mais à long terme, vivre avec une personne qui est complètement à l’opposé de soi peut devenir aliénant pour les deux parties.

Si vous vous cherchez un logement, commencez à chercher tôt, pour avoir la chance de visiter le plus de logement possible. Vous augmentez ainsi les chances de tomber sur le “bon” après avoir visité de nombreux endroits, parfois très suspects.

La première impression : le facteur déterminant

On dit souvent qu’il faut se méfier des premières impressions. Mais en colocation, j’ai le regret de vous annoncer que oui, oh que oui, il faut vous fier à la première impression et à votre instinct. Il faut remettre en doute le jugement d’un colocataire ou d’un propriétaire qui vous fait visiter les lieux sans avoir pris la peine au préalable d’avoir fait le ménage, ou même d’avoir enfilé ses pantalons au moment de la visite (oui, ça m’est déjà arrivé ça).

S’il y a des rénovations à faire, pourquoi rien n’a été fait au moment de la visite ? Ces signes peuvent laisser croire que le propriétaire ou les colocataires se négligent ou ont peut de soucis pour la maintient des lieux. Ces détails pourraient éventuellement transformer votre quotidien en cauchemar à force de vivre dans un dépotoir. Rappelez-vous toujours que vous n’avez pas à excuser les résidents pour aucune raison, car après tout, vous allez payer pour vivre avec eux. Excuser les inconvénients par “ce n’était peut-être pas le bon moment pour eux” est la pire façon de se mettre les pieds dans les plats.

Établissez vos critères de sélection


Le logement doit être à votre goût. Il vous est agréable, propre et est bien entretenu. Les potentiels colocataires semblent bien entretenir les lieux.

Le locataire/propriétaire est sympathique et accueillant. Si dès votre première visite, votre hôte ne daigne même pas vous esquisser un sourire, il serait bon de se demander s’il est vraiment prêt à partager son milieu de vie avec quelqu’un, ou s’il ne cherche un poisson pour payer son hypothèque.

Les termes de la colocation doivent de préférence être clairement définis dès le début des pourparlers. Attention aux zones grises, du genre “répartition des tâches ménagères” ou “division du frigo”, car vous risquez fort probablement de vous ramasser à être le seul à sortir les vidanges et à faire la vaisselle pour le reste de l’année. Ça peut sembler stricts ainsi, mais ce sont des petits détails qui peuvent devenir problématiques.

La touche magique : la chimie

En colocation, n’oubliez pas que vous avez le choix de vos colocataires. Si à première vue, l’attitude des colocataires vous fait penser que vous êtes très différents, pensez-y à deux fois avant de vous embarquer dans cette galère.

Parfois, on est chanceux et on peut vivre avec des amis que l’on connait déjà. Mais souvent, il arrive qu’on doivent choisir un étranger, il est donc crucial qu’il y a de la chimie entre vous. N’oubliez jamais que la coloc, c’est à long terme, et de vous enfermer dans votre chambre à tous les matins pour manger vos céréales n’est vraiment pas un mode de vie que je recommande à personne !

Au risque de sembler excessif, je crois personnellement que la même règle s’applique pour les propriétaires, quoi qu’à un degré différent. Vous avez trouvé le logement de vos rêves, mais le propriétaire est bête comme ses pieds et vous oblige à payer votre loyer douze mois à l’avance par chèques postdatés ? Pensez- y bien, ça n’en prend pas gros pour faire déconner un vieux crack pot.

Un proprio sympathique et à l’écoute dès les premières rencontres sera probablement plus porté à réagir rapidement, lorsqu’un problème technique surviendra à votre logement. Tandis que l’autre genre va probablement inventer toutes sortes d’histoires au lieu de se donner la peine de régler un problème qui lui coûtera de l’argent. C’est l’expérience qui parle ici, les enfants.

Attention aux ultimatums

“C’est maintenant qu’il faut que tu me donnes ta réponse, sinon j’en ai un autre qui attend après toi.”

C’est tout à fait normal pour des personnes qui se cherchent un colocataire ou un locataire de faire visiter les lieux à plusieurs personnes. Toutefois, si votre hôte vous presse de rendre votre décision dans l’immédiat, c’est presque assurément un signe que cet individu est plus intéressé par le prix de son loyer qu’à votre belle petite personne. Et c’est relativement peu flatteur d’être perçu plus comme une part de loyer que par un être humain.

C’est compréhensible qu’une personne soit pressée de se trouver un remplaçant avant le 1er du mois, mais les ultimatums sont vraiment une façon indélicate de manipuler les gens, comme dans tout aspect de la vie. C’est à vous de fixer les limites selon vos attentes envers la colocation.

Pas de stress, surtout

Assurez vous d’être en mesure de prendre une décision éclairée. Le manque de temps, la pression des pairs et les restrictions budgétaires peuvent sont souvent le meilleur raccourci vers les pires citrons qui soient. Si vous craignez de ne pas trouver de logement convenable à temps, cherchez des solutions temporaires, quitte à retourner vivre chez vos parents pour quelques semaines. Ces solutions vous indisposeront assurément moins qu’un lieu de résidence choisi par dépit.

Juste correct ? Jamais assez dans ce cas !

Dites vous bien une chose, lorsque vous magasinez des colocataires ou un logement. Comparez la situation à une demande en mariage : Oseriez-vous vous marier avec une personne qui vous plaît plus ou moins, qui fait juste l’affaire pour l’instant ? Céderiez-vous à une demande en mariage sous forme d’ultimatum (il faut que tu te décides maintenant, sinon je vais épouser le suivant).

Parfois, le temps presse et il faut se décider vite. Mais parfois, il vaut mieux passer son tour que d’être pris avec un très gros citron !

Le nid d’amour

Comme le disent si bien les Anglos, “Maison sucrée maison” ! Pour les ceux et les ceuses qui se cherchent un p’tit nid d’amour, je vous souhaite la plus grande des chances ! Fiez vous à votre bon jugement, et surtout, ne faites pas de concessions !

Commentaires»

1. David Painchaud » You’re confused, you got it all figured out. Everything that you wished for. Could be yours, should be yours, would be yours - juin 1, 2008

[...] “Quand on peut halluciner à plusieurs“. Un autre blog. Un autre David. Une autre âme en peine Prenez le temps de lire ses plus [...]