Publié par : David le : octobre 24, 2009
En l’espace de seulement 3 jours, mon estime pour la nouvelle génération de jeunes a pris une sérieuse drop.
À commencer par une charmante soirée au théâtre jeudi soir passé, où j’ai eu le plaisir d’assister à la pièce Beaucoup de bruit pour rien en compagnie de mes compagnons au Théâtre du Nouveau Monde, ainsi qu’avec la quasi-totalité de tous les élèves de la Commission scolaire anglophone de Montréal. On dirait que c’était soir de sortie para-scolaire, semble-t-il.
Et ils ont tous, j’ai bien dit tous, des. ostie. de. cellulaires. Toooooooussssss…
Peut-être n’avaient-ils pas compris le cordial mais très clair avertissement au début de la pièce demandant à tous de FERMER leurs cellulaires, mon très jeune voisin d’en face, ainsi que la gamine assise dans la rangée à ma droite, on passé le clair de la représentation à texter en toute “discrétion”. Mais pour ceux qui ne le savent pas, même la toute petite luminosité d’un écran de portable est affreusement distrayante et pousse à les voisins à éprouver des envies de meurtre. Le sentiment fut d’ailleurs partagé avec mes voisins et leurs «tsk» d’irritation.
J’ai une thèse sur le devenir de l’obsession grave des jeunes pour leurs cellulaires et les potentiels dangers pour notre société.
Si jamais on se se retrouve coincés dans une guerre et que Montréal est bombardée la nuit, avec tous les petits points de lumière créés par les jeunes qui se textent à chaque bout de la ville pour se raconter leurs anecdotes insignifiantes, on est tous foutus parce qu’on va se faire repérer dans les bunkers anti-bombes. “Yo chu trop en train d’me kacher danzun abri LOL MDR !!!!!!!!!!!!!!” FiiiiiiiiiooooouBOOOOUUM…. Fin de la civilisation.
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Vendredi après-midi, bribe de conversation entendue au Couche-Tard du métro Lionel-Groulx de la bouche d’un jeune à l’accent méditerranéen farouche :
“Ouais man, y’a fucking aucune chick qui travaille ici asteur, y’en a juste l’autre qui rentre dès fois le soir, mais elle est fucking laite, c’t'une fucking torche !”.
Juste, wow. Violent.
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Et finalement, aujourd’hui, au Subway sur Saint-Denis, trois filles dans leurs mid-teens discutent d’une soirée :
“On était au bar avec elle, mais elle était troooop saoûle là, crisse ! À’ fin de la soirée, est venue danser à côté de moi, mais vraiment trop collée, à l’arrêtait pas de s’frotter la plotte su’moi !”
Cette fois-là, c’était moins intense que le jeune du Couche-Tard. Mais quand même, quelle classe, les enfants.
Bref, la Génération Y (du moins les derniers), attention, je vous écoute (et par conséquent, mes oreilles saignent…).
Ahhhhh, la charmante période de l’adolescence… Faudrait revoir ces mêmes jeunes dans 10 ans… certains auront survécu à la dérive, d’autres… bref, seront et resteront toujours des adulescents.
moi aussi, je suis déprimée par la jeunesse (voir mon dernier billet de blogue)…
ce qui ne me rassure toutefois pas, c’est que je me dis que les adultes du temps devaient nous trouver aussi épais. :S
Bien d’accord avec Anne.
Et quand je rencontre ce genre de discussions, j’ai un élan de compassion pour les enseignants du secondaire qui doivent en entendre des encore plus vertes!
1 | Amak
octobre 25, 2009 à 2:32
Tell ME about it!
Je comprends, j’empathise, je sympathise… Et j’ai meme parfois des envies meutrieres!