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L’amour à l’ère d’Internet février 11, 2008

Posted by David in Dans ma tête....
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Bien le bonjour, cher lecteur(trice) au singulier !

Je n’ai écrit que bien peu ces derniers temps, et en particulier la fin de semaine, car il semblerait qu’au travail, WordPress ait été bloqué (!). Mais oh que non, la liberté d’expression cybernétique ne connait pas de limites ici et j’ai de nouveau accès à mon blog !

J’aimerais effectuer un bref retour sur mon dernier billet. Quand je le relis, je me dis que mes arguments sont un peu éparpillés partout, que je fais effectivement beaucoup de projection, je pète ma coche, petit être compliqué que je suis.

Mais en gros, tout ce que je voulais apporter comme argument, c’est que du point de vue de quelqu’un qui souffre réellement d’une maladie mentale, c’est déjà assez difficile de vivre sa vie au quotidien. Imaginez donc maintenant ce que ça doit être de voir ces pubs si démoralisantes à la télé et dans les journaux. C’est une façon bien insensible et grossière d’attirer l’attention sur un tel sujet. La violence attire l’attention, mais ce n’est pas une raison pour l’utiliser à toutes les sauces. Voilà.

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Sur ce, voici maintenant les dernières nouvelles de ma vie affective qui, j’en suis convaincu, vous a empêché de dormir depuis la semaine passée.

Ces derniers temps, j’ai l’impression d’être une machine plutôt qu’un être humain. Travail par-çi, université par là, temps supplémentaire, factures à payer, nouvel appart à trouver. Bref, caser une vie sociale là-dedans, ça demande l’expertise d’un pro du Tetris. Je me suis donc inscrit sur un site de rencontre dans l’espoir de bien finir par croiser quelqu’un de chouette. Sauf que sur les sites de rencontre, il faut oublier toutes les normes de socialisation acquise par le passé. C’est cru, c’est dru, ça se passe très vite et c’est un tantinet déstabilisant.

Ce que j’ai découvert sur la recherche d’un compagnon sur les sites de rencontre dernièrement :

-C’est vraiment, vraiment très dur d’entâmer une conversation avec un inconnu sans que celui-ci n’envoit au préalable une photo de ses bijoux de famille. Passé déjà une semaine, je suis à veille de me partir une collection tellement les cyber-cruiseurs ne font pas de préliminaires. C’est un peu surprenant quand le type avec qui tu jases t’envoie une photo de son gland après seulement deux lignes échangées. Mais où est donc passé le romantisme !? OÙ ???

-Se faire cruiser par un beau gars, c’est le fun. Se faire cruiser par un beau gars qui réside dans un autre continent, c’t'un peu déprimant. Certains verront ici l’opportunité la webcam à son maximum. Moi je dis que jouer les porn star devant son ordinateur, même si c’est en direct avec un Australien, ça reste du branlage en solitaire…

-«Hey man, est-ce que tu trippes Spandex, toi avec ? ». De kessé le spandex ? Chuis pas un acrobate du Cirque du Soleil ou un superhéros dans une bédé, quoicé ça c’te nouvelle déviance là ? (c’est réellement arrivé, oui oui, y’a des fétichistes du spandex. Moi aussi j’ai un peu plus peur du monde depuis ce jour…)

-Y’a du monde avec des idées vraiment, vraiment bizarres… La méthode de cruise la plus flyée (pour ne pas dire pathétique) dont j’ai été la cible, vient d’un type qui m’a envoyé une vidéo de lui en train de faire du lipsynch sur une chanson de Westlife. Une grosse tune quétaine sirupeuse d’un boyzband quelconque, mimée par un mec devant son ordinateur, qui en plus ne le connait pas par coeur (donc qui lit les répliques sur son écran), et qui décoche une fois de temps en temps un regard se voulant séduisant à la caméra. Brrrr… Comment tuer ses chances de sortir avec quelqu’un. Et  du même coup risquer de devenir la risée du monde à l’ère de Youtube.

Merci Internet. Merci de t’occuper de ma vie affective.

R.I.P, parapluie cheap avril 12, 2007

Posted by David in Dans ma tête....
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Quelque part, dans un endroit sobre et merveilleux qui se trouve à être le Paradis des objets perdus (un endroit dans les nuages, avec des chérubins ailés pis toute le kit là), une paire de gants noirs discute avec un tuque en laine GAP bleue:

Gants: - Combien de temps ça fait que t’es là toi? Moi, je suis rentré ici depuis au moins un bon 6 mois, depuis que l’hiver dernier à commencé.

Tuque : - Moi je suis ici depuis bien plus longtemps, depuis au moins un an, maximum. Au plus loin de mes souvenirs, je me suis ramassé sur un banc d’autobus un de ces hivers. Il est parti sans moi, pis là, je me suis comme ramassé dans un tunnel sombre, j’voyais plus rien, pis là, j’ai vu une lumière au bout du tunnel. Et voici où j’en suis…

Gant : Pareil pour moi! Moi c’était l’automne passé. Faut dire que je trainais dans son garde-robe depuis un bout déjà. C’était déjà la deuxième fois qui déménageait tout son stock pendant l’été, je me suis ramassé à peu près partout, mais là, au dernier déménagement, j’y suis resté. jamais revenu me chercher.

Les portes du paradis ouvrent. Entre un parapluie noir tout neuf. Visiblement, il est bouleversé.

Gant : En voilà un autre! Si ça continue, il y aura plus de place pour les mettre!

Parapluie : Non, non. Ce n’est pas possible, je suis si jeune, si beau!

Tuque : Navré de te déçevoir, jeunot, mais tu vas devoir t’y faire. Il ne va quand même pas se taper la ligne orange du métro au complet pour venir te retrouver…

Parapluie : Mais j’ai confiance en lui, je sais qu’il même, il m’a tant désiré… J’ai été fait en Chine, vous saurez!

Gants : Bof, tsé, t’as quand même juste coûté 9,99 $ chez Globo… Avec un peu de chance, il va avoir compris sa leçon cette fois là et il va prendre du papier journal pour se recouvrir la tête.

Parapluie : … sniff sniff…

Tuque : Bah, viens donc t’asseoir sur un nuage avec nous autres, on va aller retrouver le foulard bleu qui s’est ramassé ici il y 1 ans pis le petit parapluie bleu qui s’est ramassé ici avec moi. Ensemble, c’est pas si pire que ça.

Parapluie : … sniff… ok.