Dater, ou ne pas dater… mai 24, 2008
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Là est la question.
J’ai une date pour lundi. Mais l’affaire, c’est que ça me tente pas vraiment d’y aller. Le type est vraiment sympatique comme tout, mais physiquement, il ne m’allume pas plus que ça.
Dans un sens, je me trouve poche de ne pas être plus attiré par lui comme ça. Parce que vous saurez que dans le milieu de la drague sur Internet, c’est assez rare d’être traité comme un être humain à part entière et non pas comme un prostitué bas de gamme. En général, la plupart des conversations commencent ainsi :
« Salut ! ASV (âge-sexe-ville). Combien tu mesure (et c’est pas la taille des pieds qui l’intéresse) »
Parfois, si vous êtes un peu chanceux, vous tombez sur quelqu’un qui fait preuve de civisme. Pour combien de temps ? C’est cette partie là qui complique les choses.
«Salut, ça va bien, moi c’est Chose Bine. J’ai 24 ans, je travaille chez … bla bla bla…
5 minutes d’échange courtois plus tard :
… facque c’est ça… dis-moi, est-ce que ça t’ennuierai d’enlever ton chandail et de m’en montrer un peu plus ??? Allez, s’il-te-plaît !»
Ça arrive tout le temps. Et sur mon profil, c’est pourtant évident que mon objectif premier n’est pas de me montrer au premier désespéré venu.
Bref, pour en revenir à ma date, à quelque part, je me dis que je devrais bien lui laisser sa chance, après tout, peut-être serai-je complètement sous le charme lorsque je le verrai en personne. Je pense que j’ai peur de lui faire de la peine. Ou plutôt, que j’ai peur d’avoir peur de lui faire de la peine. Je suis trop sensible pour mon propre bien-être. J’attends encore ma greffe de coeur de pierre.
Un jour je vais investir dans la vraie vie avril 5, 2008
Posted by David in David au pays de l'amour, Hallucinations.Tags: drague, looser, sites de rencontres
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… mais en attendant, ça fait depuis presque 4 mois maintenant que je cherche, recherche et m’écarte (?) dans les dédales de la cyberdrague. Je ne sais pas trop où je m’en vais ainsi, mais comme dirait l’autre, même si tu tournes en rond, au moins ça te fait faire un peu d’exercice.
Et surtout, plus ça va, plus les gars m’en font voir de toutes les couleurs.
L’autre soir, je discute avec un gars pas pire qui est ce qu’on appelle un gamer intense. On jase de jeux de rôle, des nos types de jeux préférés, etc. Pour sortir du virtuel, je suggère au type de se rencontrer pour faire une petite partie de jeu de combat, histoire que je le séduise en démolissant son personnage. Lorsque je lui demande s’il veut que j’arrive dans environ une heure, il me répond par un très bref et très sec: «Je suis online là». Traduction : «J’incarne un elfe magicien dans une partie multi-joueur de Warcraft, veux-tu bien me sacrer patience avec tes projets de rencontres en chair et en os !».
Et ma main de guider instinctivement le curseur sur l’icône «Bloquer» à l’écran. Non mais, entre me rencontrer moi, et combattre des goblins et des orcs dans un univers fictif…
Mais au sommet de mon palmarès trône monsieur Duval, de son nom fictif que j’ai décidé de lui donner. Un beau jour, ou plutôt un soir ennuyeux, monsieur Duval trouve mon profil sur un site de rencontre et constate avec surprise que j’ai inscrit que mon lieu de résidence, Sainte-Moissonneuse-Batteuse PQ, mon village de naissance. Futé comme je suis, j’avais cru prudent d’inscrire le nom de ce village si inconnu dans les informations sur ce site que je ne connaissais pas.
Monsieur Duval a d’abord commencé à me demander si j’avais travaillé à telle ou telle place dans les alentours de Sainte-Moissonneuse-Batteuse. Ensuite, il m’a demandé si mon père savait que je suis gai. C’est là que j’ai commencé à trouver que monsieur Duval en savait un peu trop sur mon cas et que j’ai commencé à brouiller les cartes un peu en lui racontant à peu près n’importe quoi… Des plans pour qu’il se pointe chez moi en petit déshabillé sexé, devant mon père incrédule, qui a à peu près le même âge en plus !
Et c’est à ce moment là que j’ai compris une chose : quand quelqu’un est capable de deviner quel est ton nom de famille rien qu’en sachant sur quel rang tu vis, c’est que tu viens vraiment d’un très petit village.
Ah, Internet ! Quelles autres perles de rencontres vas-tu m’envoyer ?
Interférence linguistique janvier 27, 2008
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Internet. Le dernier bastion de ma vie affective en phase terminale.
Il y a de ces sites qui regroupent tous les membres inscrits en ligne à travers le monde. La mondialisation, ça fait en sorte qu’il peut y avoir un Mexicain qui te chante la pomme pendant que tu complimente un Irlandais sur ses, ahem… photos de paysage.
Tout dernièrement, je suis tombé dans l’oeil d’un jeune slave. Bien que la possibilité me téléporter illico dans un petit bled perdu quelque part en République Tchèque soit très mince, je prends quand même le temps de discuter avec le type. Quand on met un profil sur un site de rencontre, faut au moins offrir le service de base et vérifier par la suite si le client est solvable… Le tout se fait dans la langue de Shakespeare, du moins, si on peut encore appeler ça de l’anglais.
D : Hi, how are you doing ?
Boy : No, not home right now.
… D : OK. So, what are looking for right now ?
Boy : I look for profile and like pictures.
Bon là ici, je dois faire une parenthèse pour spécifier, si ça ne transparait pas déjà suffisamment ici, que je complexe légèrement un peu beaucoup tout le temps sur mon poids. Sur ma photo de profil, on ne me voit que la tête et les épaules. Pas que j’ai envie de faire une scéance de photo tres aquis pour le bon plaisir de la Slovénie là, mais j’aime que les choses soient claires dès le début. C’est vraiment poche de se faire dire après 15 minutes de chitchat que finalement, les gros, c’est un turn off. Quelques minutes après je lance un petit hint :
D : I hope you like well-rounded men, ’cause that’s just what I am !
Boy : Oh, no problem, I big since little. Think it’s sexy.
D : Hehe.
Boy : Me like meat on a boner.
!!!
D : AHAH, best typo mistake ever!
Boy : … don’t understand.
D : … nothing, forget it.
***********************
Pour les curieux, non, je ne me suis pas fiancé avec le type… Désormais, je choisirai mes prétendants dans un rayon d’au moins 1 kilomètre, et peut-être MAX 2, s’ils sont capables de me faire rire…
Nos amants les animaux janvier 22, 2008
Posted by David in David au pays de l'amour, Potins de bureau.add a comment
Pendant les temps morts au travail, j’ai de passionnantes conversations avec mon voisin de bureau, Mathieu. On échange sur divers sujets, en passant par les derniers films d’animation japonaise à notre condition de vie pénible au travail (parce qu’il n’y a pas beaucoup de variété dans la machine distributrice ces temps-ci…).
L’autre jour, on s’est mis à parler de choses et d’autres, et le sujet, par un obscur hasard, est tombé sur nos préférences physiques en matière d’amour de préférences physiques.
David : Ah oui, comme ça, ça ne te dérange pas qu’une fille ait une petite poitrine ?
Mathieu : Bah… vraiment, ça dépend de la vie, peu importe le type de poitrine. Même celles avec des gros, dès fois ça fait peur, mais tsé! Moi j’aime mieux ce genre de créature, nonobstant la taille !
D : (Oh oh, messemble que je ploguerais une joke poche à cet instant même, moi là !) Des… créatures ? Ahah, c’est assez vague comme définition, ça peut vraiment aller loin ! Tu sais qu’il existe un terme pour désigner cette “préférence”.
M : C’est quoi ?
D : La zoophilie (Shazam ! I did it again !)
M: (avec tout le sérieux du monde) Ah oui! Ça c’est vraiment quelque chose que j’aime !
D : …………………… ah… ? J’veux dire, t’aimes vraiment ça ?
M : Ah oui, c’est vraiment quelque chose qui me fascine ! J’admire ceux qui se consacrent à ça.
D : Euh, tu veux dire, dans le sens de… ça t’attire pour de vrai ?
M : Ah oui! Vraiment, si j’étais plus game, j’en ferais, je pense.
D : …. aaaaaah bon … ? Euh, pour de vrai là? Sans jokes ?
M : Oh oui ! Même que je pense que j’irais étudier là-dedans.
(torieux. T’aurais pas pu trouver une passion pour le moins socialement objectable.)
D : Euh… mais est-ce que tu servirais toi-même de cobaye à l’étude ?
M : Si c’était pertinent, je pense que je le ferais.
D : … … … Ah ouiiiiiiiiiiin ?
M : Ah oui, je te le dis là. Ceux que j’aimerais étudier le plus, c’est genre le sasquatch, le monstre du Loch Ness, genre…
De késsé ? Woh, y’a y penser pis y fantasmer. Mais là en plus d’avoir envie de battifoler dans les champs avec le règne animal, il a aussi envie de se faire un one night avec E.T l’extra-terrestre, chuis même plus sûr qu’il s’agit de déviance sexuelle…
D : Euuuuehuuuueh… mais là… c’est parce que ça va être un peu dur à trouver ces bibittes là. T’es sûr que tout ça, c’est pas juste des fantasmes liés à des traumatistes freudiens que tu as vécu étant enfant… ?
M : Ben non, t’es drôle toi. Et pourquoi tu me regardes avec cette face là depuis tout à l’heure ?
D : Ben… c’est un peu dur à croire que tu aimerais, you know, sauter la clotûre avec tu sais quoi ?
M : Hein ? De quoi tu parles ?
D : Ben, un zoophile, tu sais ce que ça mange en hiver (eeeeew), non ?
M : Ben oui je le sais, mais c’est pas de ça que je te parle.
D & M : Man, mais de QUOI tu parles ?
C’est à ce moment que j’invite altruistement Mathieu à googler le terme “zoophilie”. Un coup d’oeil sur Wikipédia plus tard, Mathieu devient rouge jusqu’aux oreilles.
Dans ta face janvier 2, 2008
Posted by David in David au pays de l'amour.add a comment
Cette année, David est tanné d’être célibataire et d’avoir moins de cul que l’alphabet. Alors au grands maux les grands moyens : Internet. On est désespéré ou on l’est pas.
Gay411, Réseau Contact, Gang Irc, Priape, tout ce que tu veux. Je me suis claqué une scéance photo enfirouapé de mes plus beaux atours et j’ai fait la moue pour ces milliers d’inconnus qui grouillent sur la toile. Adieu l’anonymat.
Tout récemment, un poisson a mordu à l’hameçon. Quand j’ai vu sa photo sur son profil, j’ai eu une surprise. De dos, voilà Monsieur Univers qui cabre ses muscles pour mon bon plaisir! Des muscles pis du tonus, t’en veux tu, en vlà!
Mmm… à première vue, la prise semble alléchante. Il a les bras plus gros que mes cuisses et un derrière qui semble assez ferme, merci beaucoup! Serait-ce possible? Il a vraiment un culturiste qui s’intéresse à mon body flasque et mou? Sapristi, les personnages de Bleu Nuit qui me courent après!
Curieux, je lui réponds et nous nous mettons à clavarder. Surprise, il est sympatique!
Pour les non-initiés du milieu de la drague gaie, la cruise par le clavardage, c’est quelque chose d’assez bestial. 80% du temps, les premières questions qu’un type va te poser, c’est “salut, t libre ce soir?, blanc, athlétique, 8 pouces, versatile, top, bottom, je reçois, fantasme cuir, bear recherche cub avec un cul bien serré” et bien encore. Plus raide que ça, c’est presque du viol.
Comparé à la moyenne, mon Monsieur Muscles, il était très gentil et il n’a pas niaisé avec la puck : Sautons la clôture ensemble, right now. Ça commence à devenir très, très excitant!
C’est bien beau tout ça, mais il reste que je n’ai pas vu son visage. C’est assez fréquent sur ce genre de site que les gens protègent leur identité, mais je veux quand même avoir le portrait complet de la personne qui m’invite à jouer au docteur chez lui.
Je clique sur le courriel qu’il m’envoit avec son portait complet.
Oh.
Mince alors. J’ai compris pourquoi il avait mis une photo de dos seulement.
Et c’est là que dans mon vol plané érotique, j’ai frappé un mur de plein fouet, et je suis retombé bêtement sur terre, mon portable sur les genoux et mes pulsions brusquement à sec.
Son visage n’est vraiment, mais vraiment pas de mon goût. Et s’il y a quelque chose qui me séduit follement chez les gars, c’est bien le visage et les yeux. Selon moi, c’est là où se trouve 70% de la beauté d’une personne. Il n’y rien de plus séduisant qu’un regard intense, de beaux sourcis et un sourire radieux. Des muscles, c’est bien, mais juste des muscles, c’est pas particulièrement extraordinaire. Même si c’est juste pour du cul, j’ai pas envie de me faire faire des mamours par une personnage de Munch.
De presque devant sa porte, je suis passé à improviser une excuse maladroite pour mettre fin à ce flirt. Merci Internet pour tes issues de secours si simples.
La morale de cette histoire : même désespéré et en manque comme c’est pas permis, je me permet le luxe d’être sélectif.
Serais-je superficiel?