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Entre victime et martyr février 5, 2008

Posted by David in Défoulement des goûts, Humeurs de saison, Philosophons.
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Les publicités de la Fondation des maladies mentales du Québec ont fait beaucoup de vagues dernièrement. Chez moi, elles provoquent des remous, mais pour des raisons différentes.

Ces pubs mettent principalement l’accent sur le fait que les proches des personnes atteintes de ces maux sont les victimes d’un cruel destin, tout comme la personne concernée. Dans cette optique, une personne atteinte de dépression est dans un état comparable à une autre dont le corps est complètement brisé et dont la solidarité des proches est sollicitée. Toutefois, je trouve que ce parallèle est bien maladroit, vu la nature délicate et complexe des maladies mentales.

Je m’explique : Quelqu’un qui s’est fendu les deux jambes, un bras et une oreille et qui se trouve enchaîné à un lit d’hopital, c’est certes triste pour ses proches, mais ceux-ci ne vont pas s’arrêter de profiter de leur corps en conséquence. Hors, la maladie mentale, ça ne fait pas juste qu’attirer la pitié, c’est pas mal plus dévastateur qu’un tibia fracturé pour l’entourage de la victime. Ça fout totalement en l’air les relations personnelles, et un adulte censé être responsable peut complètement ravager la vie de ses proches, s’il n’y a pas d’encadrement adéquat. Les sphères sociales et institutionnelles se croisent alors de façon, pour la plupart du temps, totalement inefficace pour les victimes et surtout, pour les proches des victimes.

J’ai moi-même été confronté à cette réalité qu’est la maladie mentale. Mais le mythe, que colportent maladroitement et dangereusement les publicités de l’AMMQ, que les personnes souffrant de ces maux sont tous des adultes responsables vivant dans une bonne petite famille, dans le meilleur des mondes, est selon moi un grosse bullshit. Ce n’est pas parce qu’on tombe malade qu’on devient un saint, et il faut faire la part des choses entre responsabilité et dépendabilité. Une personne atteinte de maladie mentale en situation de pouvoir peut réellement faire des ravages dans la vie de ses proches. Mais qu’on vienne balayer de la main ces torts, en mettant sur le dos de la maladie mentale, c’est faire les coins ronds et dire au victimes de ces victimes qu’ils devraient cesser de se plaindre, et tendre la joue gauche pour la énième fois. Ça, ça me met vraiment en beau maudit, parce qu’on avance l’hypothèse que d’abandonner une personne malade, toutes maladies confondues, c’est de la lâcheté.

Hors, s’il y a ici quelqu’un qui se porte volontaire pour être martyr toute sa vie, qu’il lève la main ou assume son statut de beau sans-coeur pour les siècles de siècles. Amen.

Je fais de la projection, et j’en suis conscient. Reste que, quand je vois passer une de ces publicités, je ne peux m’empêcher d’appréhender le regard accusateur de quelqu’un en lui apprenant que j’ai coupé les ponts avec un proche atteint d’une maladie mentale. « Ben là, il existe des ressources, t’es ben sans-coeur ! ». Certes, des ressources il y en a, mais de convaincre une personne atteinte de maladie mentale de se soigner, c’est loin d’être aussi simple que d’enfoncer une cuillère de sirop dans la bouche d’une bébé de 11 mois. Et il y a des gens qui ne veulent pas se soigner, car elles considèrent qu’elles ne sont pas malade. Comme je l’ai mentionné, les maladies mentales, c’est quelque chose de très complexe.

S’occuper d’une personne atteinte d’une maladie mentale grave reste un choix, que l’on prend en fonction de ses forces individuelles. Ce n’est pas tout le monde qui peut en prendre autant sur ses épaules. La maladie mentale, ce n’est pas qu’une simple maladie dégénérative ou une déficience, c’est tellement plus complexe que c’est salement bête de la balancer dans le même panier de la maladie at large. Il est important de faire la distinction entre les types de maladies et les préjugés qui en découlent. Une persone qui tombe en dépression est totalement différente d’une personne qui subit une psychose ou qui devient bipolaire ou schizophrène.

Alors, quand trancher la ligne entre bipolarité et violence conjugage ? Comment distinguer un esprit marginal et borné de la maladie chez une personne schizotypique ? Qu’en est-il de la mauvaise fois et de la dépression? Rien n’est noir sur blanc dans la vie, chaque cas est différent, mais surtout, chaque individu est libre de sa personne, même quand les causes qui compliquent ses relations sont de nature comme telles. Les publicités de l’AMM pointe du doigt l’ignorance des gens sans toutefois insister assez sur l’accessibilité de l’information sur les maladies mentales.

Je ne dis pas là qu’il faut immédiatement balancer nos proches malades aux oubliettes. Mais si une femme décide de quitter son conjoint bipolaire, il serait extrêmement dangereux d’y voir là un signe de faiblesse et de lâcheté. La généralisation est une tendance aussi néfaste que la négation des problèmes des gens avec aux prises avec des problèmes de santé mentale. Et porter un regard empreint de pitié, et seulement de pitié, même si c’est pour remplacer celui remplis de mépris, c’est un peu comme offrir une gifle à la place d’une baffe à la personne concernée. C’est moins violent, mais ça fait mal pareil.

La bêtise croît avec l’usage janvier 19, 2008

Posted by David in Défoulement des goûts, Hallucinations.
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C’est officiel : l’argent rend stupide.

J’ai servi un client insatisfait de nos services.

“Écoutez, pour l’instant, il n’y a pas grand chose que moi je puisse faire, mais…”

Le client m’a interrompu immédiatement et m’a reproché d’avoir employé le mot “moi”, en me disant ça rendait la conversation trop intime et que ça manquait de profesionnalisme.

Euh. Allô?

Moi, c’est pas plus intime que vous, nous, eux. Moi c’est moi, c’est un pronom personnel, c’est la personne que t’as au bout de la ligne, l’être humain avec qui tu communiques en ce moment. Je vous apprends à l’instant même monsieur, peut-être au détriment de votre perception de l’individualité, que vous n’êtes pas seul dans l’univers. Bienvenue parmis les vivants.

Il y a une différence nette entre “moi personnellement si j’étais à votre place” et “moi, pour l’instant, je ne suis pas en mesure de vous aider, mais je vais contacter un autre département qui pourra le faire”. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les employés en ligne ne sont pas des machines avec reconnaissance vocale. Émilie, le discutable service de reconnaissance vocale de Bell, vous trouvez aussi qu’elle vous manque de respect parce qu’elle dit “je”?

Ce n’est pas parce que je travaille au sein d’une grande entreprise que je vais rayer de mon vocabulaire les pronoms personnels. Je ne vais pas me mettre à remplacer “je” par “la Compagnie” en tout temps.

“Si vous me le permettez monsieur, la Compagnie va vous mettre en attente une minute pour faire quelques vérifications.”

“La Compagnie est allée faire quelques vérifications dans votre dossier, mais elle n’a toujours pas trouvé quel était le problème. La Compagnie va devoir contacter le support informatique pour résoudre le problème.”

“Si vous voulez patienter un instant monsieur la Compagnie va vérifier si son superviseur est sur le plancher pour vous le passer.”

“Patron, la Compagnie va se mettre hors-ligne deux minutes le temps d’aller au petit coin. Inquiètes-toi pas, la Compagnie va faire ça vite !”

Et pour terminer, je vous recommande fortement de commencer à cotoyer des êtres humains et à en apprendre un peu plus sur leur comportement. Le Canal Vie est une excellente façon de commencer également. Comme dirait l’autre : vous allez vous coucher moins niaiseux le soir, un jour à la fois…

Là, faut qu’on se parle janvier 18, 2008

Posted by David in Défoulement des goûts, Hallucinations.
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Université de Montréal, tu me fais honte.

Après plus de 100 années d’existence, il me semble que tu devrais être à la fine pointe des méthodes d’enseignement et de pédagogie pour tes étudiants. Je le sais que tu chouchoutes principalement la recherche et que t’es un peu dans le trou côté budget ces temps-çi, mais n’oublie pas que ton mandat principal, c’est de former la relève de demain (ce pléonasme est une gracieuseté de ma fertile imagination).

Mais qu’est-ce qui a bien pu t’arriver pour que tu en viennes là ?

Tu es une des deux seules universités montréalaises à offrir le programme du baccalauréat spécialisé en traduction, tu as d’ailleurs été le premier l’offrir. Après tout ce temps, tu devrais être une sommité dans ton domaine d’étude et dans la profession. Alors, pourquoi est-ce qu’à ma dernière année du bac, je fais encore des exercices sur les majuscules et sur la ponctuation en classe?

Sérieusement.

On a été évalué sur la grammaire et la synthaxe à l’examen d’entrée du programme. Je l’ai passé haut la main. Tu ne me fais pas confiance?

La description du programme indique qu’il est destiné aux étudiants qui souhaitent exercer la profession de traducteur/trice. C’est pour cette raison même que je me suis uni à toi pendant ces trois années et demie. Mais aujourd’hui, je dois t’admettre que ça été une relation très difficile, et j’ai souvent songé à rompre. Oui oui.

Je veux traduire, je traduis déjà même. J’espérais acquérir un savoir faire, de la pratique, une préparation avant d’être propulsé sur le marché du travail. Mais de savoir quel tel théoricien à inventé une théorie avec un nom exotique, çe ne va pas vraiment m’aider à déceler une faute, où à trouver un moyen de traduire une difficulté spécifique dans un texte. Pourquoi tu me bombardes de cette théorie alors? Tu ne m’aimes pas?

Je vais probablement traduire dans un quelconque cabinet, où la plupart des employés qui sont dans la profession depuis belle lurette n’ont aucune espèce d’idée de qui sont ces célèbres théoriciens, et ils s’en câlissent pas mal d’ailleurs. C’est pas en enseignant à un enfant les chiffres qu’il va apprendre l’algèbre par lui-même…

On dit même que la théorie naît à l’université, et qu’elle a surtout fortement tendance à y rester d’ailleurs. Je pense que t’es mélangé là, mon grand. Le programme, c’est pour ceux qui veulent traduire, où qui veulent faire l’étude de la traduction ? Faudrait savoir là, parce que ça s’en vient pas mal frustrant, pis les frais de scolarité augmentent d’année en anneé…

J’espère que les rentrées d’argent prochaines vont te permettre de faire le point dans tes idées, et de faire un grand ménage bien mérité. En passant n’oublie pas que tu dois faire attention avec l’argent des autres, parce que sinon t’en auras peut-être plus à l’avenir…

Les légumes ont des sentiments aussi décembre 28, 2007

Posted by David in Défoulement des goûts.
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J’ai eu le bonheur tout récemment de me trouver pour la première fois en présence d’un végétalien particulièrement zélé. Pas végétarien, mais végétalien : il ne mange rien qui provienne d’une espèce animale.

Avant d’arriver à notre souper, il appelle à l’avance et nous mitraille de questions : Est-ce que ta margarine est faite uniquement de graisse végétale ? Est-ce que t’as telle marque de bouffe végétarienne ? Est-ce que vous allez séparer les aliments de sorte à ce que la viande et le reste ne se touchent pas ? C’est parce que j’encourage certaines marques et pas d’autres…

Pendant la soirée, il nous a rappelé au moins 20 fois qu’il était végétalien.

Invité : Mmm… excellent pâté de foie !

Granol : Savais-tu que les oies sont élevée et gavées de force juste pour le foie que tu manges ?

Invité : …

Invité : (en préparant la bouffe) As-tu un meilleur couteau pour couper cette viande là ?

Granol : Ah moi je pourrais pas te dire comment on coupe ça, je mange pas de viande…

(Toujours dans la préparation) On coupe la nourriture et on est rendu à couper la viande.

Granol : Ah, moi je vais vous laisser faire ça, je ne peux toucher à de la viande, je suis végétarien…

Et le comble de la bêtise est survenu après le dessert :

Hôte : Bon, voulez-vous prendre un petit quelque chose boire ?

Granol : Ah, moi, tant que c’est vegan, j’ai pas de problème avec ça !

Ai-je bien entendu ? Par allez vous boire un petit quelque chose, on parlait de prendre de la bière, de l’eau ou du jus. Il n’y avait pas de eggnog, pis le type avait emmené son propre lait de soya.

Qui c’est qui boit du bouillon de poulet pour se désaltérer ? Qui c’est qui se fait des smoothies à la viande hachée ? Qui se fait des shooters au poulet BBQ ?

AAAAAAAAAARGH !

Alors comme ça, on est enfin sur la vraie voie, et tout le monde il est méchant et cruel de manger des êtres qui ont déjà été vivants ? Il faut sauver le monde en commençant par dire à tout le monde que c’est méchant et cruel de manger de la viande ?

Foutaises, je dis.

Selon moi, le raisonnement « je suis une abomination si je mange de la viande car j’ai causé la mort d’une espèce vivante» n’est qu’une excuse facile à son propre questionnement moral. La nature nous a fait pour qu’on puisse manger de la viande. Est-ce que les ours se questionnent sur la décence de la mise à mort quand vient le temps de chasser ? Non ! Ils mangent parce qu’ils ont faim et parce que c’est ça qu’ils mangent ! C’est pareil pour les hommes, sauf qu’on est desservis par un système d’approvisionnement en viandes contestable et c’est sur ce problème qu’il faut se pencher. Pas sur notre nature d’espèce omnivore…

Être végétarien, ça reste un choix personnel qui ne devrait pas être imposé aux autres, tout comme la religion. Je suis bien intéressé à savoir pourquoi tu choisis ce type d’alimentation, mais je ne supporterais pas que tu me critiques parce que je mange un steak ou un filet de saumon.

Les plantes aussi connaissent la vie et la mort, en passant. On devient rochemnivore?

Rent-a-retard décembre 20, 2007

Posted by David in Défoulement des goûts.
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S’il y a bien une chose qui devrait exister, ç’est un registre des mauvais propriétaires de logements. Si c’est rendu qu’il y en a pour les pédophiles et pour les récidivistes de l’alcool au volant, alors il devrait y en avoir pour les locateurs infernals aussi. Parce qu’avoir un mauvais proprio, ça peut coûter très cher.

La raison de cette montée de lait est évidemment reliée à mes histoires de location désastreuses. Je viens d’aller porter une lettre à mon propriétaire pour l’aviser que j’avais l’intention de contester le coût du loyer s’il ne terminait pas les rénovation d’ici certains délais. Évidemment, monsieur sort sa batterie d’excuses typiques, «ah j’ai pas encore eu le temps, je suis pas en vacances, je vous avais jamais donné de délais spécifique de toutes façons, etc.»

Il se comporte comme si j’étais de la famille, et comme si c’était normal pour moi de comprendre tous ses problèmes personnels et financiers. Et comme si c’était normal aussi que ça fasse plus d’un mois et demi qu’on ait des murs de gyproc dans l’appart…

En 6 ans, je n’aurais jamais cru avoir autant de problèmes avec mes logements. Dans de nombreux cas, si seulement j’avais su avec qui j’aurais affaire, je n’aurais jamais signé de bail. Ça ne fait non pas 1, ni 2, mais bien 3 mauvais propriétaires que je me tape successivement. J’ai définitivement tendance à faire de très mauvais choix, aspect de ma personnalité que je vais probablement étaler largement sur le divan d’un psy bientôt, si ça se reproduit encore…

Le premier propriétaire était un psychopathe qui m’accusait d’avoir fait apparaître la moisissure dans notre petite salle de bain mal aérée, et qui m’a carrément accusé d’être un porc parce que la vaisselle n’était pas faite lorsqu’il m’a payé une visite surprise. Je serais vraiment curieux de savoir à quel prix il loue le logement désormais, car à l’époque, c’était vraiment très abordable pour le quartier. Coïncidence?

La seconde était une business woman tellement occupée qu’elle ne s’est pas donnée la peine de compléter les rénovations promises dans le logement qu’elle m’avait loué. Elle n’avait également pas pris soin de faire vérifier la canalisation de l’immeuble, puisqu’une semaine après avoir emménagé (c’est-à-dire 3 semaines après le début du bail) le plafond de mon voisin d’en dessous s’est effondré, car un joint avait lâché et l’eau s’est infiltrée dans les cloisons des murs. Cet été là, c’était la forêt tropicale dans ma hutte tellement c’était humide. Et ultimement, elle s’est arrangée pour m’embarrer hors de mon logement, puisqu’elle avait oublié de me donner la clé d’une des trois serrures, que je ne verrouillais jamais, un soir qu’elle était passée pour un truc.

Le plus récent gorlot proprio a fait reconstruire la façade avant de l’appartement et à fait reconstruire le mur intérieur également. Le hic, c’est qu’il nous a avisé avec une semaine de préavis que le mur de nos chambres allait être démonté et reconstruit. Je vous raconte pas le plaisir que ça été de vivre dans un chantier de construction pendant un mois et demi. Et maintenant monsieur ne semble pas très pressé de terminer ce qu’il a commencé.

Je commence à comprendre maintenant que la meilleure défense contre ces êtres nuisibles est la prévention. If the landlord seems like a freak, don’t even go there. S’il faut faire des compromis importants juste pour avoir un pied dans le logement, ça n’en vaut même pas la peine, et en plus, ça risque de dégénérer salement avec le temps.

Mais en visitant un logement, jusqu’à quel point on peut observer si un propriétaire est digne de confiance, ou s’il sort tout droit d’un asile? Mes compétence en psychanalyse ont des limites, et je me suis suffisamment planté en faisant le saut de l’ange dès que venait le moment d’emménager dans un nouvel appart.

Et ce qui me fait rudement chier aussi, c’est que lorsqu’on veut appliquer pour un logement, le propriétaire est en droit d’exiger des références et d’effectuer une enquête de crédit. Par contre, de l’autre côté, le mieux qu’on puisse faire pour se renseigner du type, c’est d’entrer en contact avec ses locataires actuels ou de les connaître déjà. Je trouve ça complètement inégal comme pratique. Je comprends que ça doit être cauchemardesque d’avoir de mauvais locataires et qu’il est justifiable de vouloir filter les indésirables, mais le principe devrait absolument s’appliquer aussi pour les locataires aussi. On paye, après tout.

Va t-il falloir que je me débusque une équipe d’experts en gestion de risques pour aller visiter de nouveaux logements l’année prochaine?

Évidence 101 décembre 5, 2007

Posted by David in Défoulement des goûts, Hallucinations, Philosophons, Uncategorized.
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Aujourd’hui, j’ai remis le travail pratique final dans mon cours dont le sujet est la description de notre métier. Cours obligatoire, même pour les étudiants qui ont déjà fait des stages.

La traduction est une profession qui, semble t-il, est encore trop nébuleuse pour savoir concrètement à quoi s’attendre en terminant 3 années de cours.

On a un cours qui nous enseigne ce qu’on fait quand on est cette petite bête qu’on appelle traducteur.

Plus ça avance, plus je me demande si dans les autres programmes, les étudiants ont également des cours obligatoires qui leur décrivent ce que sera leur quotidien professionnel. Du genre, à quoi faut-il vous attendre si vous devenez médecin, ou comment se définit un environnement de travail pour un comptable agréé.

Il me semble que c’est quelque chose qu’on apprend tout naturellement dès qu’on intègre le marché du travail ou qu’on fait des stages. De mon bref véçu, je n’ai jamais assisté un à un cours qui vantait nous enseigner l’expérience professionnelle. C’est d’infantiliser les étudiants, que l’on présume pas assez débrouillards pour se renseigner par eux-même, même si les ressources abondent, grâce aux associations étudiantes et aux organismes professionnels.

C’est un peu comme si on tentait de donner une formation pour apprendre aux étudiants ce qu’est la vie.

Le hic, c’est que je n’ai pas besoin d’un tsunami de témoignages et de conférenciers pour me donner un bref aperçu de ce que l’avenir me réserve. La vie va s’en charger, justement. Gratis, en plus.

À 50,00 $ le crédit, messemble que ça fait cher pour se faire baiser…

C’est l’hiver, c’est l’hiver, c’est l’hiver décembre 1, 2007

Posted by David in Défoulement des goûts, Tsé la vie là....
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L’avantage d’habiter un appartement spacieux qui occupe deux étages, dont un sous-sol en terre humide, c’est que c’est merveilleusement frais l’été, même en pleine canicule.

Le hic, c’est qu’en hiver, y-fa-frette.

Brrrrrrr.

Je sais plus trop si c’est normal d’avoir à porter des combines en regardant la télé, ou d’avoir à mettre des souliers en marchant sur le prélart de la cuisine. L’idée d’avoir un appartement bien isolé et chauffé est comme devenue pour moi une notion vague et lointaine.

Et le chauffage coûte une véritable fortune ici. Je suis un peu déchiré entre mon côté cheap qui préfère rajouter des épaisseurs que de voir sa facture d’Hydro exploser, et entre mon côté bourgeoise qui aimerait bien pouvoir se promener en t-shirt dans tout l’appart.

J’ai le goût de vais m’envoyer une p’tite shot de whisky pour réchauffer un peu ces vieux os. (bon ok, il est 9h30 du matin, mais y FA FRETTE!)

Jamais sans mon Internet novembre 28, 2007

Posted by David in Défoulement des goûts.
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Je suis vexé, parce que Starbucks a décidé de changer son service Internet sans-fil gratuit pour un service payant.

Bordel!

J’aime bien le café à cet endroit. J’ai déjà noyé à coup de lattés ma bonne conscience qui me crie «mondialisatiooooooon!» à chaque fois que je mets les pieds là.

Mais à part le café, l’ambiance elle, est plutôt bof.

L’éclairage est plutôt sombre, la décoration est ben ordinaire, la musique est trop forte et la plupart du temps, il n’y a que des chansons en anglais. Pas ce qu’il y a de plus authentique, en effet. Mais encore là, il y avait l’Internet gratuit, ça donnait un peu plus le goût de rester pour faire mes travaux sur mon portable.

Mais là, franchement, 7,95 $ pour une heure! Avec un chocolat chaud à 4.00 $, ça fait 11, 95 $ la visite avec Internet, pourboire non compris. Ça fait cher la consultation des courriels en sirotant un breuvage chaud, avec du Diana Krall à fond la caisse dans les oreilles.

Comme dirait l’autre, c’est 0,50 $ le café, le reste c’est juste pour l’ambiance. Dans ce cas, Starbucks devrait réviser ses prix à la baisse…

7 mois octobre 5, 2007

Posted by David in Défoulement des goûts.
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Bon, je sais que ça va paraître pathétique là. But here it goes :

7 mois. 7 esties d’mois, c’est le temps qu’il me reste avant d’accoucher de ce putain de bordel de diplôme. 7 mois à me taper des cours donnés par des profs sans pédagogie et à digérer de la théorie pas trop pratique merci…

7 mois… Je sais pas si c’est la fièvre ou si c’est un relent d’écoeurement généralisé qui parle, mais il me semble que ça viendra jamais assez vite… Cri*** de ta****** de câ***** que j’ai hâte d’y être.

Après m’être en venu à Montréal pendant 3 ans, m’être tappé 3 propriétaires tous aussi débiles les uns que les autres, ainsi que d’avoir cohabité avec des colocataires sortis tout droit de l’asile ( sauf toi Bruno! Quoi que… ; p ), dont un en ce moment qui provient directement d’un épisode de Will & Grace, je vais l’avoir obtenu ce petit bout de papier! Y’é a peu près temps!

Bon, avant de commencer à halluciner des petits lutins sur mon écran, je vais aller faire un petit dodo en rêvant que j’hiberne jusqu’au mois d’avril.

Ah, pis comment tu fais pour attraper le rhume en plein mois d’octobre, ciboire!?

Bonne nuit!

Le refereriez vous? septembre 5, 2007

Posted by David in Défoulement des goûts.
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Premier cours de la rentrée. Le professeur est en train de mettre l’accent sur l’importance d’avoir un bon français en milieu de travail, qui, pour nous, est la traduction.

«Il est très important de délimiter vos tarifs avec vos clients, car, croyez moi, si au début de votre carrière, vous ne facturerez que 0.12 cents du mot, après 5 ans d’expérience, vous ne le refaiterez pas, certain.»

Wow.

Au fond, je me demande, qu’est-ce qui paraît le plus? Un mot mal employé sortant de la bouche de quelqu’un qui s’exprime bien, ou un mot bien employé qui vient de quelqu’un qui parle tout croche habituellement?